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	<title>LA LIGUE DE L'IMAGINAIRE</title>
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	<description>La Ligue de l'imaginaire est un collectif d'auteurs qui a &#233;t&#233; fond&#233; le 18 d&#233;cembre 2008 &#224; Paris, par Patrick Bauwen, Maxime Chattam, Olivier Descosse, Eric Giacometti, Henri Loevenbruck, Laurent Scalese, Jacques Ravenne, Franck Thilliez, Bernard Werber et Erik Wietzel. Son objectif est de promouvoir et d&#233;fendre les litt&#233;ratures de l'imaginaire (pour en savoir plus, consultez l'article pr&#233;sentation.)</description>
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		<title>LA LIGUE DE L'IMAGINAIRE</title>
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		<title>Le LQDI de Lionel Davoust</title>
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		<dc:date>2012-05-14T19:06:04Z</dc:date>
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		<dc:creator>Erik Wietzel</dc:creator>



		<description>Ing&#233;nieur en halieutique et biologiste marin de formation, Lionel Davoust a conserv&#233; de sa formation la curiosit&#233; &#233;merveill&#233;e, une rigueur non d&#233;nu&#233;e de fantaisie et le go&#251;t de l'aventure. Quand il n'&#233;crit pas ni ne traduit les &#339;uvres de confr&#232;res britanniques, il file plein nord observer baleines et dauphins lors de tr&#232;s s&#233;rieuses campagnes d'identification. Paru aux toutes jeunes &#233;ditions Don Quichotte &#8211; mais tout de m&#234;me cr&#233;&#233;es par une transfuge des &#233;ditions Flammarion &#8211; son cycle L&#233;viathan impose un (...)

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&lt;a href="http://www.la-ldi.com/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Le QLDI&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_97 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:163px;'&gt;
&lt;img src='http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L163xH192/lionel_davoust-fb031.jpg' width='163' height='192' alt=&quot;&quot; style='height:192px;width:163px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Ing&#233;nieur en halieutique et biologiste marin de formation, Lionel Davoust a conserv&#233; de sa formation la curiosit&#233; &#233;merveill&#233;e, une rigueur non d&#233;nu&#233;e de fantaisie et le go&#251;t de l'aventure. Quand il n'&#233;crit pas ni ne traduit les &#339;uvres de confr&#232;res britanniques, il file plein nord observer baleines et dauphins lors de tr&#232;s s&#233;rieuses campagnes d'identification. Paru aux toutes jeunes &#233;ditions Don Quichotte &#8211; mais tout de m&#234;me cr&#233;&#233;es par une transfuge des &#233;ditions Flammarion &#8211; son cycle L&#233;viathan impose un thriller &#224; la crois&#233;e des genres, m&#234;lant sciences, &#233;sot&#233;risme, fantastique et p&#233;rip&#233;ties d&#233;complex&#233;es en plein oc&#233;an. Deux tomes sont d&#233;j&#224; parus, ne passez pas &#224; c&#244;t&#233; !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - Les premi&#232;res d&#233;dicaces sont toujours un moment... &#233;prouvant.Quel est ton pire souvenir ? Ton meilleur souvenir ? Anecdote.&lt;/strong&gt;
Je n'ai pas vraiment de mauvais souvenir &#8211; je vais en d&#233;dicace sans id&#233;e pr&#233;con&#231;ue ni objectif particulier, j'esp&#232;re juste arriver &#224; rencontrer des gens sympas avec qui le courant passe. Cela dit, il y a quand m&#234;me des instants qui laissent un peu pantois. Je me souviens d'une fois o&#249; une m&#232;re de famille s'approche de mon stand, retourne un des L&#233;viathan et commence &#224; parcourir le r&#233;sum&#233;. Je lui demande ce qu'elle aime lire, et elle me regarde comme si j'&#233;tais un demeur&#233; avant de r&#233;torquer : &#171; Ben, je suis une femme. &#187; Constatant &#224; mon air ahuri que je ne voyais pas le rapport avec la question, elle encha&#238;ne : &#171; Ce qui veut dire que je lis des livres de femme. Donc, pas de thrillers. &#187; Et elle a repos&#233; le bouquin. J'en suis rest&#233; bouche b&#233;e, et m&#234;me triste. Il y a des go&#251;ts, des inclinations, des envies ; cela ne se discute pas, mais pourquoi faut-il s'enfermer ainsi dans des cat&#233;gories &#8211; pire encore, comment se fait-il qu'&#224; notre &#233;poque, une femme proclame d'elle-m&#234;me encore son identit&#233; de genre comme une barri&#232;re ? Cette histoire m'en a dit long sur les progr&#232;s qu'il nous reste &#224; faire en tant qu'esp&#232;ce pour que chacun puisse &#234;tre libre de lui-m&#234;me&#8230;
Mon meilleur souvenir est peut-&#234;tre une conf&#233;rence / d&#233;dicace que j'ai faite &#224; Port-Barcar&#232;s, pr&#232;s de Perpignan. Je venais pr&#233;senter L'Importance de ton regard, recueil de nouvelles assez diverses &#8211; donc un livre pas forc&#233;ment facile &#224; d&#233;fendre -, &#224; un public constitu&#233; plut&#244;t de retrait&#233;s - donc pas vraiment un lectorat habitu&#233; &#224; l'imaginaire. J'ai r&#233;solu, au cours de mon discours, de pr&#233;senter les genres sous leurs angles nobles, avec ses racines remontant &#224; Mary Shelley, Verne, Maupassant, Poe, aux &#233;pop&#233;es antiques, et j'ai eu la stup&#233;faction de me rendre compte que j'avais touch&#233; ce public, car toute l'assembl&#233;e, jusqu'au dernier auditeur, est venue me prendre le livre. Cela m'a beaucoup &#233;mu parce que j'&#233;tais certain de patiner ; tout le contraire. Comme quoi, moi aussi, je dois me m&#233;fier de mes id&#233;es re&#231;ues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - Cinq livres favoris ? d&#233;test&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Favoris&lt;/strong&gt; :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La s&#233;rie des Princes d'Ambre de Roger Zelazny (suspense, personnages flamboyants, humour et univers d'une cr&#233;ativit&#233; absolue)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; L'&#233;cume des jours, de Vian (pas de fronti&#232;res, pas de genres, juste de l'&#233;motion brute et des jeux de langages beaucoup moins gratuits qu'il n'y para&#238;t)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le Monde des A, d'AE Van Vogt (pour son d&#233;cor insolite, mais surtout pour son introduction en filigrane &#224; la s&#233;mantique g&#233;n&#233;rale, qui voulait proposer une nouvelle fa&#231;on d'aborder le monde et la logique &#224; l'&#232;re moderne)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ainsi parlait Zarathoustra, de Nietzsche (toute sa pens&#233;e r&#233;sum&#233;e avec clart&#233; et de mani&#232;re incisive, non d&#233;nu&#233;e de second degr&#233;)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Histoires de pouvoir, de Carlos Castaneda (peu importe qu'il ait, ou non, invent&#233; ses comptes rendus de terrain : ce qu'il dit entra&#238;ne une foule de r&#233;flexions personnelles, et c'est cela qui compte)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Detest&#233;s &lt;/strong&gt; (je vais me faire des amis&#8230;) : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les Trois Mousquetaires, de Dumas. (D&#233;sol&#233;, mais je n'ai jamais pu, &#224; l'adolescence comme &#224; l'&#226;ge adulte. Je n'y trouve ni coh&#233;rence ni le suspense que j'affectionne habituellement, l'intrigue me para&#238;t totalement fantasque et par-dessus tout, je hais son style.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; M&#233;moires d'Hadrien, de Yourcenar. (Comment transformer la promesse puissante des m&#233;moires d'un chef d'Etat en une historiette d'amour niaise dont la post&#233;rit&#233; se contrefout royalement. Je me suis carr&#233;ment senti flou&#233;.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le Seigneur des Anneaux, de Tolkien. (Ne tirez pas ! J'ai honte, mais, ado, je n'ai jamais r&#233;ussi &#224; le finir : trop de randonn&#233;es dans la plaine, trop de chansons en elfique, trop d'arbres g&#233;n&#233;alogiques. Cela dit, je crois que j'&#233;tais trop jeune, et je compte le relire en VO pour comprendre ce que j'ai rat&#233;, car, oui, je suis fermement convaincu d'avoir rat&#233; quelque chose.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le Rouge et le Noir, de Stendhal. (Je crois qu'on commence &#224; deviner que j'ai besoin d'une intrigue qui avance avec un minimum de j&#233;r&#233;miades.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#8230; Je n'arrive pas &#224; en trouver un cinqui&#232;me. Je suis plut&#244;t bon public, en fait !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - Fais-tu r&#233;guli&#232;rement un tour sur Amazon pour voir ton classement au moment de la sortie de ton bouquin ?&lt;/strong&gt;
Certainement pas. Il y a assez de raisons pour se ronger les sangs dans ce m&#233;tier, alors je ne vais pas ajouter une pr&#233;occupation pour des chiffres sur lesquels je n'ai de toute fa&#231;on aucune emprise. Je m'efforce de faire bien ce qui rel&#232;ve de ma v&#233;ritable responsabilit&#233; : &#233;crire. Le reste, je ne m'en soucie pas !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 - Cinq s&#233;ries TV marquantes ? &#192; chier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marquantes :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Babylon 5 (pour la vision &#224; long terme sur l'intrigue, une vraie le&#231;on d'&#233;criture ; la vision g&#233;n&#233;rale d'une humanit&#233; ayant acc&#233;d&#233; aux &#233;toiles, &#224; la fois diff&#233;rente et tr&#232;s proche de nous)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Battlestar Galactica 2003 (l'intrigue se r&#233;v&#232;le finalement bancale, mais le travail sur les personnages, les images et le discours sur le lien entre humanit&#233; et cr&#233;ation de la vie contrebalance largement les faiblesses &#224; mon avis)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Twin Peaks (malsain, touchant, fou)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Buffy / Angel (parce que c'est &#224; la fois bien idiot par moments et pourtant jamais gratuit ; parce que les personnages sont tr&#232;s bien &#233;crits et que la s&#233;rie a tent&#233; nombre d'exp&#233;riences uniques)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Star Trek et ses d&#233;clinaisons (bien s&#251;r, par respect pour l'&#339;uvre enti&#232;re et pour les r&#234;ves de gamin qu'il m'en restera toujours)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A chier :&lt;/strong&gt; difficile d'en trouver cinq. Ma plus grosse d&#233;ception a &#233;t&#233; Lost. Pas r&#233;ussi &#224; d&#233;passer la premi&#232;re saison. Trop d'effets de manche qui tournent &#224; vide, des actes qui n'ont pas de cons&#233;quences. J.J. Abrams, rends-nous Alias ! Ah, sinon, je d&#233;teste Desperate Housewives. J'ai vu les trois premiers &#233;pisodes et &#231;a m'a fichu physiquement plus mal &#224; l'aise que n'importe quel film d'horreur. Ces vies &#233;triqu&#233;es et d&#233;cid&#233;ment trop normales me fichent une trouille pas possible. Tout sauf finir comme &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 - As tu &#233;prouv&#233; des moments de d&#233;couragement- pendant l'&#233;criture d'un des tes romans ?&lt;/strong&gt;
Oui, pendant L&#233;viathan : La Chute. La t&#226;che &#233;tait tellement gigantesque &#8211; arriver &#224; donner vie &#224; tous mes espoirs accumul&#233;s pendant quinze ans sur cet univers &#8211; que je n'arrivais pas &#224; me sentir &#224; la hauteur. J'ai failli passer l'&#233;ponge plusieurs fois, avant de me rappeler qu'un &#233;crivain n'est jamais tenu que de faire de son mieux, avec ce qu'il est et ce dont il dispose &#224; cet instant, et que je n'arriverais &#224; m'approcher de mon r&#234;ve qu'en travaillant justement sur ce mat&#233;riau. Par un processus qui s'apparente pour moi de plus en plus &#224; un miracle avec le recul, j'ai pourtant triomph&#233; de ce livre, il a &#233;t&#233; merveilleusement bien accueilli, la s&#233;rie a enfin &#233;t&#233; lanc&#233;e !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 - Cinq films cultissimes ? A fuir ? R&#233;alisateurs f&#233;tiches ?&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;Cultissimes :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le Grand Bleu. (J'assume totalement ma passion pour les images, l'atmosph&#232;re, le discours.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Hero. (Le plus beau film de sabre que j'aie jamais vu, qui allie po&#233;sie, grandiloquence et symbolisme.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Inception. (SF complexe, intelligente et pourtant accessible, superbes images.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Bienvenue &#224; Gattaca. (Il FAUT voir ce film &#224; notre &#233;poque, et comprendre ce que peut signifier la g&#233;n&#233;tique pour l'humanit&#233;.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Monty Python's Holy Grail. (Ni.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A fuir :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Star Wars : la menace fant&#244;me. (On cherche encore &#224; comprendre comment le m&#234;me homme a pu cr&#233;er la trilogie originale et cette horreur.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; ExistenZ. (Pompeux et ridicule, un num&#233;ro d'esbroufe pseudo-intello qui tourne &#224; vide. Sur le th&#232;me de la r&#233;alit&#233; virtuelle, pr&#233;f&#233;rer Inception, Avalon, n'importe quoi d'autre, en fait.)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; L&#224; encore, difficile d'en trouver davantage, j'occulte assez facilement les mauvaises exp&#233;riences. Mais pour continuer de me faire des amis, je peux pr&#233;ciser que j'&#233;vite comme la peste les com&#233;dies de m&#339;urs &#224; la fran&#231;aise. Je n'ai pas r&#233;ellement de r&#233;alisateurs f&#233;tiches, je fonctionne au coup par coup, sur des films ; mais j'aime quand m&#234;me &#233;norm&#233;ment les atmosph&#232;res de David Lynch et l'inventivit&#233; grand public de Christopher Nolan (Inception, Memento&#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;7 - Comment qualifies tu le couple auteur/&#233;diteur ?&lt;/strong&gt; De mineur de fond et de joaillier, unis en collaboration. L'auteur rapporte des gemmes brutes encore dans sa gangue &#8211; ses r&#233;cits, pas forc&#233;ment aussi achev&#233;s qu'ils pourraient l'&#234;tre &#8211; et l'&#233;diteur, en joaillier, va lui proposer des lignes de taille pour donner &#224; la pierre la plus belle coupe, le plus bel &#233;clat possibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 - Ton d&#233;faut principal ?&lt;/strong&gt;
Je ne suis jamais satisfait du chemin parcouru. Une fois quelque chose de r&#233;alis&#233;, je ne prends pas le temps de c&#233;l&#233;brer, car je pense toujours au projet suivant, au d&#233;fi prochain, &#224; la route qui reste &#224; parcourir. Je suis insatiable, il faut que je fasse toujours quelque chose d'autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 - Un resto et un bar o&#249; on peut te croiser.&lt;/strong&gt;
Pour le restau, le Knock, un petit &#233;tablissement sympa, pas cher et excellent, dans le quartier de mon ancienne &#233;cole d'ing&#233;nieur (l'ENSAR), o&#249;, j'avoue, je tra&#238;ne encore pas mal pour filer un coup de main &#224; (et profiter de !) la vie associative. Et mon bar principal, c'est l'ENSBAR, le bar &#233;tudiant de l'ENSAR o&#249; les r&#233;sidents ont la gentillesse de m'accepter encore malgr&#233; ma (grande, et &#231;a ne va pas en s'arrangeant) anciennet&#233;. Je pr&#233;f&#232;re de tr&#232;s loin la simplicit&#233;, les ambiances franches, festives et rock'n'roll aux dorures et au respect des convenances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 - Tes r&#233;voltes du moment (si tu en as) ?&lt;/strong&gt;
Houl&#224;. Tu as quinze pages ? Je suis un &#233;nerv&#233; perp&#233;tuel, m&#234;me si je reste plut&#244;t discret, parce que ce n'est pas tr&#232;s agr&#233;able de c&#244;toyer des gens qui vocif&#232;rent, et je pr&#233;f&#232;re &#234;tre un type sympa qu'un type qui vocif&#232;re. Mais, globalement, je hais ceux qui vous emp&#234;chent de tourner en rond au nom d'une morale souvent n&#233;buleuse. Tant qu'on ne fait de mal &#224; personne, je dis qu'il faut foutre la paix aux gens une bonne fois pour toutes. J'ai donc beaucoup d'animosit&#233; envers tous les int&#233;grismes, religieux, sociaux, moraux ; d'o&#249; qu'ils viennent. Ca me fout en particulier hors de moi quand il s'agit de la libert&#233; des corps. Tant que tous les int&#233;ress&#233;s sont d'accord et responsables d'eux-m&#234;mes, on aime qui on veut, du m&#234;me sexe ou pas, comme on veut, dans le nombre qu'on souhaite. Je suis pour le mariage homosexuel, l'avortement, le droit des personnes transgenres &#224; changer d'identit&#233; en toute libert&#233;. Ces questions ne regardent ni ton voisin, ni ton cur&#233;, ni ton Etat. Je pense tr&#232;s s&#233;rieusement qu'il y aurait beaucoup moins de malheur sur Terre si tout le monde se d&#233;tendait un grand coup l&#224;-dessus. Faites l'amour, pas de la politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;11 - Musique : ce que tu &#233;coutes en ce moment et que tu conseilles.&lt;/strong&gt;
J'&#233;coute principalement deux genres : &#233;lectro et metal. C&#244;t&#233; &#233;lectro, je reste &#224; jamais un inconditionnel d'Orbital et surtout de Future Sound of London, qui a pour moi atteint la quintessence du travail du son en lien avec des compositions efficaces (Dead Cities ! Mais putain, Dead Cities !). Je pr&#233;f&#232;re cependant les choses plus anciennes dans ce domaine, comme les Tangerine Dream de la fin des 70's &#8211; d&#233;but 80's (Stratosfear, Green Desert, Ricochet / Rubycon, &#224; peu pr&#232;s jusqu'au Live Miles). C&#244;t&#233; metal, ma r&#233;f&#233;rence absolue est Therion, qui m&#234;le comme personne ne sait le faire &#233;l&#233;ments symphoniques et rock, mais j'aime aussi beaucoup les groupes &#224; chanteuse ou goth, comme les premiers Tristania (aaaah, World of Glass !), Draconian, Eternal Tears of Sorrow, et puis du black comme Dimmu Borgir. (Et l&#224;, personne ne sait de quoi je parle.)
Sinon, en ce moment, je tourne pas mal sur la BO de The Girl with the Dragon Tattoo compos&#233;e par Trent Reznor et Atticus Ross, o&#249; figure d'ailleurs une des meilleures reprises d'Immigrant Song de Led Zeppelin, sur le best-of Chicane, qui fait de la trance planante, et puis sur tous les albums d'Onmy&#244;-za, un groupe de m&#233;tal japonais avec une carri&#232;re hallucinante mais parfaitement inconnu chez nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;12 &#8211; Es-tu accro &#224; facebook ? fr&#233;quence ?&lt;/strong&gt;
J'ai un &#233;norme potentiel de distraction, alors je me surveille &#233;norm&#233;ment quand il s'agit d'aller sur Facebook, Twitter, m&#234;me mon propre blog. J'ai vite fait d'y procrastiner (une des maladies premi&#232;res de l'&#233;crivain !). Du coup, c'est pour le matin, quand je m'occupe du blog, de r&#233;pondre &#224; mon courrier &#233;lectronique ou aux commentaires. Et apr&#232;s, c'est coupure totale. En th&#233;orie&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;13 - As tu une passion incongrue ?&lt;/strong&gt;
Quoi ? Tu veux dire, encore plus incongru que les litt&#233;ratures de l'imaginaire, les jeux vid&#233;o et les jeux de r&#244;les ? Je dirais ma passion pour la mer, puisque c'est mon premier m&#233;tier &#8211; ing&#233;nieur en halieutique ou, plus simplement, biologiste marin. Le go&#251;t du travail de terrain et de la participation &#224; la recherche sur les baleines et les dauphins ne m'a jamais quitt&#233; ; mais comme je ne me sentais pas &#224; ma place dans la recherche pure, je contribue maintenant en tant que volontaire &#233;cologique et assistant de communication. Chaque ann&#233;e, je pars environ deux mois quelque part, au service d'une fondation scientifique, et je participe aux campagnes. Cet &#233;t&#233;, par exemple, je pars dans les H&#233;brides, les &#238;les &#224; l'ouest de l'Ecosse, p&#233;riode durant laquelle j'aurai notamment deux semaines enti&#232;res en mer &#224; participer aux programmes d'&#233;tudes des c&#233;tac&#233;s : deux semaines sans toucher terre, dans des conditions m&#233;t&#233;o parfois rudes, &#224; huit sur un petit navire, entre le ciel et la terre. Et &#231;a va &#234;tre g&#233;nial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;14 - Qu'avais-tu comme poster pour d&#233;corer ta chambre d'ado ? Quel tableau ou oeuvre d'art as tu mis dans ton appart, villa ou manoir(poster de Bart Simpson, calendrier Pirelli, Picasso, Degas, etc) ?&lt;/strong&gt;
Si je te dis des dauphins, des orques et une affiche du Grand Bleu, &#231;a te surprend&#8230; ? Ah, j'avais aussi le poster de la couverture du jeu de r&#244;le tir&#233; d'Ambre, par Florence Magnin, et peut-&#234;tre bien une affiche de Star Wars et l'Enterprise-E de Star Trek. Je suis navr&#233;, mais je crains d'&#234;tre d'une d&#233;sesp&#233;rante constance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 - Dans une histoire, le personnage le plus- dur &#224; cr&#233;er c'est le h&#233;ros (h&#233;ro&#239;ne) ? Le salaud (salope) ? Les personnages secondaires ?&lt;/strong&gt;
Le h&#233;ros, sans h&#233;siter. Parce qu'il porte le poids de l'intrigue sur ses &#233;paules et qu'il doit &#234;tre assez fort pour &#231;a, mais assez humain pour &#234;tre cr&#233;dible et int&#233;ressant : donc, imparfait. En plus, tu passes tout un livre (ou une s&#233;rie) avec lui ou elle, et tu as donc int&#233;r&#234;t &#224; l'aimer assez pour une cohabitation aussi longue ! C'est un num&#233;ro d'&#233;quilibriste que je trouve difficile &#224; n&#233;gocier. Alors qu'&#224; mon grand dam, je n'ai aucun mal &#224; cr&#233;er des salopards ; ils me fascinent, parce que je pense malgr&#233; tout que le pire enfoir&#233; reste un &#234;tre humain, qui aime, a peur, doute, a des r&#234;ves. Et j'aime la complexit&#233; chez les gens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;16 - L'endroit o&#249; tu aimes &#233;crire ?&lt;/strong&gt;
Dans mon bureau. J'ai tout &#224; port&#233;e de main, j'ai un clavier d'un confort absolu, j'ai l'habitude, je me sens en s&#233;curit&#233;, je n'ai aucune distraction, pas de comptes &#224; rendre. Cela ne me satisfait pas, cependant. J'aimerais pouvoir faire sauter ce verrou et &#233;crire sur n'importe quoi dans n'importe quelle condition. Mais je n'y arrive pas vraiment, pas encore. J'y travaille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;17 - L'endroit qui te fait fuir ?&lt;/strong&gt;
Un wagon de train rempli de gosses braillards. Si, en plus, les parents consid&#232;rent que cette agitation est parfaitement l&#233;gitime, je commence &#224; avoir des fantasmes d'arme nucl&#233;aire de poche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;18 - La personnalit&#233; historique que tu admires (Mussolini, Mandela, Charles Manson, etc) ?&lt;/strong&gt;
J'ai du mal &#224; r&#233;pondre &#224; cela parce que je m'int&#233;resse assez peu &#224; la vie des personnalit&#233;s ; aussi grandes qu'elles soient, je suis convaincu qu'elles restent des &#234;tres humains qui se sont efforc&#233;es de faire de leur mieux, avec talent, de la chance, ou les deux, et l'histoire &#8211; c'est-&#224;-dire nous &#8211; juge ensuite. Mais la non-violence de Gandhi &#8211; moi qui ai un peu tendance &#224; chercher le conflit, justement - et ce qu'il a accompli par ce biais m'intrigue beaucoup. Il a prononc&#233;, pour moi, une des phrases les plus simples et pourtant les plus profondes pour guider sa vie : &#171; sois le changement que tu voudrais voir dans le monde. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;19 - Qu'est ce qui fait, pour toi, la richesse de la litt&#233;rature de l'imaginaire ?&lt;/strong&gt;
Qu'elle ne se place aucune fronti&#232;re, ne s'interdit rien, tant qu'on reste dans la r&#232;gle cardinale de raconter une bonne histoire. Toutes les exp&#233;riences y sont permises, toutes les m&#233;taphores, on peut emmener le lecteur dans d'autres mondes, lui faire voir ce qui n'existe pas au quotidien, le faire frissonner, proposer, &#224; travers des personnages &#233;tranges ou des soci&#233;t&#233;s diff&#233;rentes, d'autres mani&#232;res de consid&#233;rer le quotidien, le tout en l'emmenant dans l'aventure et le r&#234;ve. Il laisse ses pr&#233;jug&#233;s derri&#232;re lui. C'est une litt&#233;rature de plaisir, de libert&#233;, mais qui sait aussi &#234;tre subtile et profonde. Et ces principes-l&#224;, personnellement, c'est tout ce que je demande de l'existence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 - Un con c'est quoi pour toi ?&lt;/strong&gt;
Quelqu'un de but&#233;, &#224; l'esprit ferm&#233;, qui refuse par m&#233;pris de tenter ce qu'il ignore et qui, pire, affirme qu'il a parfaitement raison de &#171; penser &#187; ainsi parce que son id&#233;e est faite. Si, en plus, il essaie de me convaincre, ou d'utiliser de son influence pour aller contre ma libert&#233;, on n'est vraiment, mais alors vraiment pas copains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;21 - Ton meilleur souvenir d'interview ? Le pire ?&lt;/strong&gt;
C'est tr&#232;s difficile de cerner cela parce que je suis toujours honor&#233; de r&#233;pondre et je m'efforce d'y mettre toute mon &#233;nergie, m&#234;me si c'est la 15e fois qu'on me pose la m&#234;me question pour la journ&#233;e. Dans le positif, j'ai peut-&#234;tre un souvenir qui m'a marqu&#233; plus que les autres, un matin o&#249; je suis arriv&#233; avec le moral un peu flottant pour une interview sur un blog, et le tenancier, qui suit de pr&#232;s mon travail, a attaqu&#233; avec cette question : &#171; Tu as dit dans tel support que la mer &#233;tait ton &#233;glise. Qui est ton berger ? &#187; S'&#234;tre renseign&#233; &#224; ce point t&#233;moignait d'un int&#233;r&#234;t tr&#232;s pr&#233;cis pour mon travail, ce qui m'a touch&#233;, mais surtout, cette question &#233;tait tellement bien vue, &#224; la fois personnelle mais d&#233;licatement formul&#233;e, que &#231;a m'a coll&#233; la p&#234;che pour tout l'entretien et la journ&#233;e qui a suivi. Pour le n&#233;gatif, je n'entrerai pas dans le d&#233;tail, mais j'ai eu un &#233;change, par ailleurs extr&#234;mement int&#233;ressant et enrichissant, o&#249; a figur&#233; une question qui a tap&#233; pile sur un point douloureux de ma vie personnelle. Le journaliste n'en savait &#233;videmment rien et je me suis efforc&#233; de r&#233;pondre du mieux que je pouvais, mais j'avoue que &#231;a a fait remonter des choses que j'ai d&#251; passer la journ&#233;e &#224; affronter ensuite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;22 - En mati&#232;re de BD, tes h&#233;ros favoris quand tu &#233;tais ado ? Et maintenant ? &lt;/strong&gt;
Je n'ai jamais &#233;t&#233; un gros lecteur de BD, en fait (et pas tellement maintenant non plus) : cela ne me dure pas assez longtemps pour le prix que &#231;a co&#251;te. J'ai cependant &#233;t&#233; initi&#233; &#224; Moebius conjointement par mon p&#232;re et mon oncle ; j'&#233;tais un grand fan de Blueberry, qui avait sacr&#233;ment la classe, puis j'ai &#233;t&#233; captiv&#233; par L'Incal - &#224; un &#226;ge o&#249; &#231;a me passait certainement pas mal au-dessus quand m&#234;me. Plus jeune, j'adorais aussi Peyo, Johan et Pirlouit en particulier. Et les h&#233;ros d'anime de l'&#233;poque, m&#234;me si les manga correspondants n'&#233;taient pas encore traduits, en particulier Albator et Ikki du Ph&#233;nix dans Saint Seiya (tous deux des gens tr&#232;s &#233;quilibr&#233;s !). Aujourd'hui, je suis plut&#244;t rest&#233; lecteur de manga. J'adore par-dessus tout le major Motoko Kusanagi dans Ghost in the Shell. Ensuite, ce n'est pas un h&#233;ros ni un favori, mais je suis fascin&#233; par Light dans Death Note (un peu plus terribles salopards que je connaisse). Et puis il y a l'&#233;pop&#233;e des deux fr&#232;res Ed et Al dans Full Metal Alchemist qui reste ch&#232;re &#224; mon c&#339;ur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Un Jour - Dave Nicholls</title>
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		<dc:creator>Erik Wietzel</dc:creator>



		<description>Le 15 juillet 1988, c'est la remise des dipl&#244;mes &#224; la fac d'Edimbourg. S'ils se sont tourn&#233;s autour toute l'ann&#233;e, Dexter Mayhew et Emma Morley ont attendu ce moment pour passer la nuit ensemble. Une nuit &#224; s'embrasser, se confier, d&#233;conner un peu, se d&#233;couvrir sans &#171; le &#187; faire. Dex est un fils de bonne famille, beau gosse, assez branleur et s&#251;r de lui ; sa culture g&#233;n&#233;rale avoisine le n&#233;ant. Issue d'un milieu modeste, Em s'auto-d&#233;pr&#233;cie sans cesse malgr&#233; son intelligence, son physique charmant et son (...)

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&lt;a href="http://www.la-ldi.com/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;Romans&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 15 juillet 1988, c'est la remise des dipl&#244;mes &#224; la fac d'Edimbourg. S'ils se sont tourn&#233;s autour toute l'ann&#233;e, Dexter Mayhew et Emma Morley ont attendu ce moment pour passer la nuit ensemble. Une nuit &#224; s'embrasser, se confier, d&#233;conner un peu, se d&#233;couvrir sans &#171; le &#187; faire. Dex est un fils de bonne famille, beau gosse, assez branleur et s&#251;r de lui ; sa culture g&#233;n&#233;rale avoisine le n&#233;ant. Issue d'un milieu modeste, Em s'auto-d&#233;pr&#233;cie sans cesse malgr&#233; son intelligence, son physique charmant et son humour. Il est aussi frivole qu'elle s'&#233;vertue &#224; se partager sa conscience politique. Leur aventure est sans lendemain et ils en sont persuad&#233;s. D'ailleurs, Dex n'a-t-il pas tent&#233; de fuir pendant le sommeil de la jeune femme, bien qu'il la trouve irr&#233;sistible ? Emma ne s'empresse-t-elle pas de manifester son cynisme malgr&#233; son amour pour le jeune homme ? La fac achev&#233;e, Dex s'&#233;clatera dans un long voyage autour du monde, Emma accompagnera une troupe de th&#233;&#226;tre assez minable et politis&#233;e avant d'assurer le service dans un resto mexicain. Mais malgr&#233; la distance, ces deux-l&#224; ne se quitteront jamais vraiment. M&#234;me quand Dex deviendra un parfait salopard tout en animant, toujours bourr&#233;, des &#233;missions TV sur une cha&#238;ne nationale et collectionnant les femmes. M&#234;me lorsqu'Emma, prof au coll&#232;ge, se maquera avec un ancien coll&#232;gue de resto, humoriste path&#233;tique et sans charme, et qu'elle se prendra les confidences de Dex comme autant de gifles humiliantes.
C&#244;t&#233; structure, Nicholls a opt&#233; pour le gimmick* en ne posant son regard sur ces &#171; meilleurs amis du monde &#187; que le 15 juillet de certaines ann&#233;es. Pour artificiel qu'il puisse sembler de prime abord, ce choix jette une lumi&#232;re crue sur le temps qui passe et fait de chaque journ&#233;e cont&#233;e un &#233;v&#233;nement d'une intensit&#233; foudroyante et comme d&#233;finitive sous l'apparence de la banalit&#233;, du quotidien. La fin du roman lui donnera toute sa justification. C&#244;t&#233; style, c'est la com&#233;die dramatique qui impose son alternance de bons mots et d'&#233;changes acerbes, de situations burlesques et de moments tragiques. Avec un humour qui m'a tir&#233; des &#233;clats de rire en publique et une &#233;motion qui a an&#233;anti ma bonne humeur. Oh bien s&#251;r, Nicholls n'&#233;vite pas un certain nombre de clich&#233;s ; apr&#232;s tout, on navigue en pleine romance. Mais une romance douce-am&#232;re, &#233;tir&#233;e sur vingt ann&#233;es d'occasions manqu&#233;es, de doutes, de malentendus et de retrouvailles plus ou moins r&#233;ussies. De tendresse aussi, de descente aux enfers, de petits arrangements pas folichons. Il est question de passage &#224; l'&#226;ge adulte, d'amiti&#233; &#8211; beaucoup &#8211;, de libre-arbitre, de conditionnement social &#8211; un peu &#8211;, de r&#233;demption, de sinc&#233;rit&#233; mais celle que l'on accorde autant &#224; soi-m&#234;me qu'&#224; autrui. Car l'existence, on le sait en franchissant la quarantaine, n'a pas la moindre piti&#233; : compter sur elle pour rattraper nos erreurs est la meilleure des choses &#224; faire si l'on veut manquer les rares opportunit&#233;s de la r&#233;ussir. Et nos protagonistes l'apprendront &#224; leurs d&#233;pens. Tout ne m'a pas s&#233;duit dans ce roman &#224; la fois fin et simple, et, apr&#232;s m'&#234;tre enthousiasm&#233; pendant 200 pages, j'ai cru que Nicholls avait pass&#233; la main &#224; un confr&#232;re moins dou&#233;. Et puis que se trouvent-ils, ces deux tourtereaux, pour prolonger deux d&#233;cennies durant le fantasme d'une relation amoureuse sereine et enthousiasmante, alors que d'&#233;vidence, tout les s&#233;pare ? Sur cette motivation originelle, essentielle, Nicholls peine &#224; convaincre, s'appuyant sur le non-dit de ses innombrables ellipses &#8211; 364 par an, en quelque sorte. Du moins jusqu'&#224; la fin, absolument bouleversante. Pas &#233;tonnant que plus d'un million de Britanniques aient craqu&#233; pour Un Jour&#8230;
*Nicholls a tir&#233; ce principe d'un roman de Thomas Hardy, Tess d'Uberville, lu &#224; l'adolescence. Il en a depuis &#233;crit une adaptation pour la BBC.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pirates ! le livre, le film</title>
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		<description>Tour &#224; tour gourmands, soupe au lait et tendres les Pirates sont un peu cruels, pas trop violents et surtout cr&#233;tins. A la barre de ces aventures foutraques, le Britannique Gideon Defoe. Alors qu'il v&#233;g&#233;tait dans un bureau, il aurait pondu ce 1er roman sur un coup de t&#234;te, dans l'id&#233;e de s&#233;duire une amie revenue inopin&#233;ment habiter &#224; Londres. Lui qui n'avait jamais &#233;crit se prend au jeu et l&#232;ve les amarres entre deux bi&#232;res au pub et quelques dossiers &#224; classer, pour une travers&#233;e au long cours. Las, la (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tour &#224; tour gourmands, soupe au lait et tendres les Pirates sont un peu cruels, pas trop violents et surtout cr&#233;tins. A la barre de ces aventures foutraques, le Britannique Gideon Defoe. Alors qu'il v&#233;g&#233;tait dans un bureau, il aurait pondu ce 1er roman sur un coup de t&#234;te, dans l'id&#233;e de s&#233;duire une amie revenue inopin&#233;ment habiter &#224; Londres. Lui qui n'avait jamais &#233;crit se prend au jeu et l&#232;ve les amarres entre deux bi&#232;res au pub et quelques dossiers &#224; classer, pour une travers&#233;e au long cours. Las, la donzelle ne go&#251;tera pas le cadeau. Lequel atterrira entre les mains d'un journaliste qui le pr&#233;sentera &#224; un agent litt&#233;raire qui... On conna&#238;t la fin et elle est plut&#244;t r&#233;ussie. S&#251;r que le &lt;i&gt;nonsense so british&lt;/i&gt; de ces aventures ne saurait plaire &#224; tout le monde. Defoe s'av&#232;re dr&#244;le, mais d'un humour o&#249; domine l'absurde, telle une vigie qui s'assurerait que le r&#233;cit ne tourne jamais au s&#233;rieux.
De fait, les gags ne manquent pas mais &#224; trop tourner ses protagonistes en d&#233;rision, l'auteur peine &#224; les rendre attachants, voire int&#233;ressants.On sourit, on s'&#233;tonne et se surprend &#224; penser que le livre conviendrait &#224; nos ch&#232;res t&#234;tes blondes... avant de comprendre qu'elles passeraient &#224; c&#244;t&#233; de cette navigation d&#233;cal&#233;e.
Le film sorti cette ann&#233;e transcrit avec un certain succ&#232;s une bonne part de l'univers singulier de ces pirates &#224; deux doublons, dont l'acharnement &#224; la b&#234;tise fait irr&#233;m&#233;diablement songer aux &#233;cumeurs de Gosciny et Uderzo. Il a le m&#233;rite de resserrer une intrigue que le roman laissait d&#233;river.
Reste &#224; savoir si les opus suivants, parus au Dilettante et chez Wombat, renouvellent la recette. Pas s&#251;r toutefois que j'aie envie de rembarquer avec eux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Librairies ind&#233;s : le Tour de France de Loevenbruck </title>
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		<dc:date>2012-04-29T12:12:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erik Wietzel</dc:creator>



		<description>Henri L&#339;venbruck partira, accompagn&#233; d'un journaliste (S&#233;bastien Le D&#233;l&#233;zir) et d'un- photographe-cam&#233;raman (Christophe Zalewski), pendant dix jours, &#224; moto, sur les routes de France, et s'arr&#234;tera chaque soir dans une librairie ind&#233;pendante pour faire une s&#233;ance de d&#233;dicaces. L'id&#233;e est de soutenir les librairies -ind&#233;pendantes dans un contexte &#233;conomique- difficile et d'inciter les lecteurs &#224; s'y rendre.- Chaque librairie fera l'objet d'un petit reportage- vid&#233;o, diffus&#233; ensuite sur les sites du collectif- (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Henri L&#339;venbruck partira, accompagn&#233; d'un journaliste (S&#233;bastien Le D&#233;l&#233;zir) et d'un- photographe-cam&#233;raman (Christophe Zalewski), pendant dix jours, &#224; moto, sur les routes de France, et s'arr&#234;tera chaque soir dans une librairie ind&#233;pendante pour faire une s&#233;ance de d&#233;dicaces.
L'id&#233;e est de soutenir les librairies -ind&#233;pendantes dans un contexte &#233;conomique- difficile et d'inciter les lecteurs &#224; s'y rendre.- Chaque librairie fera l'objet d'un petit reportage- vid&#233;o, diffus&#233; ensuite sur les sites du collectif- Libre Air et de la Ligue de l'Imaginaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le journal ActuaLitt&#233;, partenaire de cette manifestation insolite va suivre, jour apr&#232;s jour, le voyage du romancier, et publier diff&#233;rents articles pour accompagner le p&#233;riple.
Vous retrouverez &#233;galement des vid&#233;os, des entretiens avec les libraires, ainsi que des interviews in&#233;dites des partenaires du grand Tour de France organis&#233;.
En attendant, voici la liste des &#233;tablissements et des dates auxquelles vous pourrez retrouver Henri Loevenbruck. Son voyage a pour but de souvenir les librairies ind&#233;pendantes, en organisant des s&#233;ances de d&#233;dicaces dans les librairies. Si vous &#234;tes dans les environs, alors n'h&#233;sitez pas &#224; venir le saluer, et soutenir le travail des libraires ind&#233;pendants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lundi 14 mai : Nancy
Librairie Stanislas
1 rue Dom calmet
54000 Nancy
Horaires : 17h30-18h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mardi 15 mai : Troyes
Librairie Maison de la presse
31, rue Emile Zola
10000 Troyes
Horaires : 17h30-18h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mercredi 16 mai : Lyon
Librairie Vivement dimanche
4 rue du chariot d'or
69004 LYON
Horaires : 17h30-18h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jeudi 17 mai : Avignon
Rencontre dans un bar de la ville (lieu &#224; pr&#233;ciser)
Horaires : 17h30-18h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vendredi 18 mai : Montauban
Librairie La femme Renard
115, faubourg Lacapelle
82000 Montauban
Horaires : 18h00-19h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Samedi 19 mai : Bordeaux
La mauvaise r&#233;putation
19 rue des Argentiers
33 000 Bordeaux
Horaires : 17h30-18h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dimanche 20 mai : Saint-Martin de R&#233;
Librairie R&#233; presse
4 rue de Sully (sur le port)
17410 Saint- Martin de R&#233;
Horaires : 17h30-18h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lundi 21 mai : Rennes
Librairie Le Failler
8 Rue St Georges
35000 Rennes
Horaires : 17h30-18h30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mardi 22 mai : Rouen
Librairie l'Armiti&#232;re
88 Rue Jeanne d'Arc
76000 Rouen
Horaires : 17h30&#8211;18h30&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://actualitte.com/blog/tourdefrance/" class="spip_out"&gt;Tour de France des librairies ind&#233;pendantes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Marina</title>
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		<dc:date>2012-04-29T11:47:04Z</dc:date>
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		<dc:creator>Erik Wietzel</dc:creator>



		<description>Un jeune narrateur timide et t&#233;m&#233;raire. Un ciel hach&#233; d'orages et de br&#232;ves &#233;claircies. Des amours adolescentes contrari&#233;es et d'autres, ancestrales et tragiques. D'adorables et fr&#234;les jeunes femmes promptes aux mensonges. Des seconds r&#244;les hauts en couleur. Des courses poursuites dans le labyrinthe d'une Barcelone de l&#233;gende. Des visages calcin&#233;s par le vent br&#251;lant de l'Histoire. Un secret mal enfoui et que l'inextinguible curiosit&#233; du h&#233;ros exhume. De longues confidences &#224; la v&#233;rit&#233; tronqu&#233;e. Des (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_96 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:183px;'&gt;
&lt;img src='http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L183xH300/marina-zafon_mini-fc32b.jpg' width='183' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:183px;' /&gt;&lt;/span&gt;Un jeune narrateur timide et t&#233;m&#233;raire. Un ciel hach&#233; d'orages et de br&#232;ves &#233;claircies. Des amours adolescentes contrari&#233;es et d'autres, ancestrales et tragiques. D'adorables et fr&#234;les jeunes femmes promptes aux mensonges. Des seconds r&#244;les hauts en couleur. Des courses poursuites dans le labyrinthe d'une Barcelone de l&#233;gende. Des visages calcin&#233;s par le vent br&#251;lant de l'Histoire. Un secret mal enfoui et que l'inextinguible curiosit&#233; du h&#233;ros exhume. De longues confidences &#224; la v&#233;rit&#233; tronqu&#233;e. Des p&#233;rip&#233;ties coul&#233;es dans le moule du roman feuilleton&#8230; : Marina dispense des charmes d&#233;licieusement v&#233;n&#233;neux auxquels Zafon nous a d&#233;j&#224; habitu&#233;s. M&#234;me si cette fois, les livres ne tiennent plus un r&#244;le essentiel, &#224; la diff&#233;rence de L'Ombre du vent et du Jeu de l'ange. Ou plus exactement, ils ne le tiennent pas encore : s'il a &#233;t&#233; publi&#233; en France apr&#232;s ces deux opus, Marina les pr&#233;c&#232;de pourtant dans l'&#339;uvre du romancier catalan. Il en est une sorte de r&#233;p&#233;tition g&#233;n&#233;rale, arborant la m&#234;me exaltation romantique, la m&#234;me jubilation gothique. Une joie morbide, un enthousiasme en gris et noir, o&#249; la mise en sc&#232;ne de cr&#233;atures monstrueuses, model&#233;es dans la glaise d'un cimeti&#232;re, partagent la vedette avec le douloureux &#233;veil sentimental d'un ado. D&#233;j&#224; cette g&#233;n&#233;rosit&#233; de rebondissements et de personnages d&#233;form&#233;s par des destins extravagants qu'emporte aux limites du grand guignol la plume de Zafon. Une fronti&#232;re qu'il ne franchit que pour souligner les tourments de son jeune h&#233;ros.
Marina est un bref roman de formation, au surnaturel assum&#233;. A lire, comme je l'ai fait, &#224; la p&#226;lide lueur d'une lampe de poche, quand le chahut de Paris s'amu&#239;t enfin et que rampe, toute proche l'ombre des peurs enfantines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A noter, Marina est sorti en France dans une collection courante et une &#233;dition jeunesse, tant en grand format qu'en poche. Quoiqu'il en dise dans sa postface Zafon a vu ses quatre 1ers romans (une trilogie puis Marina) publi&#233;s sous l'&#233;tiquette litt&#233;rature jeunesse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment &#233;crire un roman ?</title>
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		<dc:date>2012-04-17T12:46:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erik Wietzel, Henri Loevenbruck</dc:creator>



		<description>Comment &#233;crire un roman ? Comment &#234;tre publi&#233; ? Quelques conseils de la Ligue de l'imaginaire&#8230; compil&#233;s par Erik Wietzel et Henri Loevenbruck Vous &#234;tes chaque ann&#233;e des milliers &#224; envoyer des romans de genre aux maisons d'&#233;dition, &#224; mettre en ligne des extraits sur des sites personnels ou communautaires. Vous &#234;tes aussi nombreux &#224; nous envoyer lettres et e-mails, &#224; nous adresser des questions lors de d&#233;dicaces et de conf&#233;rences. &#201;crire un roman est avant tout un acte de foi, celui de l'auteur en la (...)

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&lt;a href="http://www.la-ldi.com/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;1 DOCUMENTATION&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment &#233;crire un roman ? Comment &#234;tre publi&#233; ?
Quelques conseils de la Ligue de l'imaginaire&#8230;&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;compil&#233;s par Erik Wietzel et Henri Loevenbruck&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#234;tes chaque ann&#233;e des milliers &#224; envoyer des romans de genre aux maisons d'&#233;dition, &#224; mettre en ligne des extraits sur des sites personnels ou communautaires. Vous &#234;tes aussi nombreux &#224; nous envoyer lettres et e-mails, &#224; nous adresser des questions lors de d&#233;dicaces et de conf&#233;rences.
&lt;br /&gt;&#201;crire un roman est avant tout un acte de foi, celui de l'auteur en la puissance du r&#233;cit, en la force de l'imagination, en la curiosit&#233; des lecteurs. C'est aussi un ensemble de techniques, parfois pr&#233;m&#233;dit&#233;es, souvent empiriques, qui tient tout autant de l'artisanat que de l'expression personnelle et r&#233;pond au final &#224; l'exigence du march&#233; de l'&#233;dition et d'un lectorat toujours plus cultiv&#233;.
&lt;br /&gt;Les dix auteurs de la Ligue de l'imaginaire ont tous &#8211; m&#234;me s'ils continuent, chaque jour, d'apprendre leur m&#233;tier &#8211; une longue exp&#233;rience en la mati&#232;re : chacun d'entre nous a &#233;crit entre cinq et vingt romans, et tous, ce faisant, nous nous sommes forg&#233;s notre propre m&#233;thode, souvent de mani&#232;re instinctive. Depuis sa naissance, la volont&#233; commune qui anime notre collectif est le partage. Partage entre nous, par le soutien que nous nous apportons dans nos vies parfois solitaires d'&#233;crivains, partage avec nos lecteurs, dont nous voulons &#234;tre proches, et partage avec les jeunes auteurs, &#224; qui nous voulons tendre la main, parce que nous pensons que l'entraide est une &#233;mulation bien plus enrichissante que la concurrence.
&lt;br /&gt;Ce chemin que nous avons fait, nous vous proposons de le faire vous aussi. Ces quelques conseils, nous l'esp&#233;rons, vous ferons peut-&#234;tre gagner un peu de temps. Ils sont l&#224; pour vous guider, vous encourager, vous rassurer, et vous &#233;viter certains d&#233;tours inutiles que nous avons tous d&#233;couverts au hasard de nos t&#226;tonnements.
&lt;br /&gt;Nous avons donc, par le biais de notre &lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/groups/46252109431/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;page Facebook&lt;/a&gt;, voulu jouer au jeu des questions-r&#233;ponses. En voici le r&#233;sultat, qui ressemble donc &#224; une sorte de FAQ de l'&#233;criture selon la Ligue&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - Vais-je devenir un super &#233;crivain gr&#226;ce &#224; vous ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Non. Si vous ne deviez savoir qu'une seule et unique chose : on n'apprend pas &#224; &#233;crire un roman du jour au lendemain, et certainement pas gr&#226;ce aux seuls conseils que vous lirez ici. Cette FAQ ne pr&#233;tendra donc aucunement faire de vous, comme par magie, un auteur ; elle n'a d'autre pr&#233;tention que d'aider, modestement, celui qui, d&#233;j&#224;, en lui-m&#234;me, cherche le chemin de l'&#233;criture. De m&#234;me, vous ne trouverez dans ces pages aucune v&#233;rit&#233; absolue, mais seulement des remarques subjectives, des pistes, des t&#233;moignages. Comme dans toute corporation, un artisan ne peut offrir au novice que le partage de son exp&#233;rience.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 &#8211; Ah bon ? Il n'y a pas une m&#233;thode secr&#232;te pour devenir un bon &#233;crivain ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Non. Vous trouverez autant de mani&#232;re d'&#233;crire qu'il existe d'&#233;crivains. Entre un Stephen King qui affirme foncer t&#234;te baiss&#233;e sans sc&#233;nario ni plan et Elizabeth Georges qui ne prend la plume qu'apr&#232;s des mois de recherches tant sur l'intrigue que sur les personnages et leurs motivations, il y a une infinit&#233; de possibilit&#233;s. Trouver son propre syst&#232;me signifie apprendre une discipline que personne ne viendra vous imposer, sinon vous-m&#234;me ; cela prendra sans doute du temps mais le jeu en vaut la chandelle.
&lt;br /&gt;Toutefois, nous pouvons vous donner quelques pistes.
&lt;br /&gt;D'abord, lisez ! Et si possible, prenez des notes. La lecture la plus &#233;clectique possible vous en apprendra beaucoup sur l'&#233;criture. Apprenez &#224; rep&#233;rer ce qui fait la particularit&#233; de tel roman, tel personnage, telle description. Comment l'auteur a cr&#233;&#233; du rythme, de la tension ? Quelle place occupent les dialogues ? Comment a-t-il amen&#233; telle information ? Cette &#171; lecture &#187; analytique vous semblera fastidieuse les premi&#232;res fois ; elle deviendra automatique au fil du temps.
&lt;br /&gt;Ensuite, malgr&#233; les diff&#233;rences, un point commun r&#233;unit tous les romanciers : la pers&#233;v&#233;rance. R&#233;ussir n&#233;cessite d'&#233;crire beaucoup, de ne pas se d&#233;courager &#224; l'&#233;coute des critiques ni se laisser bercer par les encouragements biais&#233;s de votre entourage. &#201;crire, &#233;crire, &#233;crire, telle sera d&#233;sormais votre punition et votre r&#233;compense. Chaque page achev&#233;e est une nouvelle le&#231;on apprise.
&lt;br /&gt;Pour conclure : devenir un &#233;crivain, cela peut aussi consister &#224; briser les r&#232;gles de l'&#233;criture. Certes. Les plus grands auteurs le font. Mais, comme on le dit souvent, avant de pouvoir d&#233;passer des r&#232;gles, il est pr&#233;f&#233;rable de les conna&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 &#8211; Mais y a-t-il au moins des &#233;tudes qui aident &#224; devenir &#233;crivain ? &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Pas vraiment non plus. Contrairement aux pays anglo-saxons qui proposent dans leurs universit&#233;s de nombreux cours de &#171; creative writing &#187;, il n'existe pas, en France, de v&#233;ritable cursus pour l'aspirant &#233;crivain. S'il est vrai que la fili&#232;re litt&#233;raire fran&#231;aise (et notamment hypokh&#226;gne-kh&#226;gne) peut apporter beaucoup au futur auteur par l'&#233;tude du style et de l'histoire de la litt&#233;rature, les cours consacr&#233;s &#224; l'&#233;criture d'un roman sont rares dans ce pays qui, pourtant, a une grande tradition romanesque, sinon la plus ancienne. De m&#234;me, les ouvrages consacr&#233;s &#224; l'&#233;criture du roman, s'ils sont fort nombreux outre-manche et outre-atlantique, sont plut&#244;t rares chez nous, et la plupart sont centr&#233;s sur l'&#233;criture de sc&#233;narios. Bref, il va vous falloir faire confiance &#224; votre propre entendement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 &#8211; J'adore ce que vous faites. Puis-je vous faire lire mon manuscrit pour avoir votre avis ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Nous sommes tr&#232;s touch&#233;s que vous souhaitiez &#233;couter notre opinion : nous savons &#224; quel point un avis ext&#233;rieur est important. Toutefois nous ne pouvons pas r&#233;pondre favorablement &#224; ce genre de demande. En effet, les lecteurs nous sollicitent chaque jour, et nous ne pouvons pas dire oui &#224; l'un et non &#224; l'autre&#8230; Et vous comprenez bien qu'il est mat&#233;riellement impossible de lire tous les textes que l'on nous enverrait. Toutefois, il existe sur Internet de nombreux forums (notamment celui d'Henri Loevenbruck, &lt;a href=&quot;http://www.prog-6.com/loevenbruck/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.prog-6.com/loevenbruck/&lt;/a&gt; mais aussi celui de &lt;a href=&quot;http://cocyclics.org/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;CoCyclics&lt;/a&gt;, du moins si vous &#233;crivez de la SF, de la fantasy ou du fantastique) sur lesquels vous pouvez publier vos textes afin de les soumettre &#224; la lecture des internautes, lesquels peuvent d&#233;j&#224; vous donner un premier avis.
&lt;br /&gt;Et puis, surtout : de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, ne demandez jamais &#224; des auteurs publi&#233;s de juger votre travail. C'est le m&#233;tier des &#233;diteurs, et &#233;diteur est un travail &#224; part enti&#232;re ! Les auteurs ne sont pas n&#233;cessairement de bons &#233;diteurs (la r&#233;ciproque est vraie, mais ne leur dites surtout pas)&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 - Pourquoi &#233;crit-on ? &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;C'est, en effet, la premi&#232;re question que vous devez vous poser. Si la r&#233;ponse est : &#171; parce que je veux gagner beaucoup d'argent et &#234;tre c&#233;l&#232;bre &#187;, laissez tomber, lancez-vous plut&#244;t dans le football ou euh, la fraude bancaire. Romancier n'est pas tout &#224; fait le genre de boulot qui rapporte fortune et gloire. Mais si le travail ne vous fait pas peur, si vous aimez raconter des histoires, si une fois la derni&#232;re page d'un roman tourn&#233;e vous vous demandez ce que vous auriez &#233;crit &#224; la place de l'auteur, alors vous &#234;tes sur la bonne voie.
&lt;br /&gt;La question du sens que l'on donne &#224; l'acte d'&#233;crire, l'auteur se la pose, doit se la poser toute sa vie. Tr&#232;s probablement, il n'y r&#233;pondra jamais tout &#224; fait. Il y a quelque chose comme de la vocation dans le choix de ce m&#233;tier qui, contrairement &#224; ce que certains pourraient croire, n'est pas de tout repos&#8230; Se demander pourquoi on &#233;crit, toutefois, est un bon moyen de donner plus de profondeur &#224; son travail, car cela permet de se fixer des objectifs, si possible ambitieux, et de travailler &#224; leur r&#233;alisation. Est-ce que j'&#233;cris pour faire rire les gens ? Pour &#233;mouvoir ? Pour changer le monde ? Et si c'est le cas, comment faire pour m'approcher le mieux possible de cette ambition ? Avoir une destination est le meilleur moyen de ne pas se perdre en chemin&#8230;
On n'&#233;crit jamais seulement pour soi. L'acte d'&#233;crire est, par d&#233;finition, une volont&#233; d'offrir au monde (et d'abord au papier) des mots qui, ensemble, composent une histoire, laquelle transmet une id&#233;e, voire une interpr&#233;tation du monde. L'&#233;criture pour soi n'existe pas : m&#234;me r&#233;diger un journal intime, c'est entretenir l'espoir (conscient ou non) que celui-ci soit lu, un jour, par quelqu'un d'autre, au minimum par soi-m&#234;me. Les mots &#233;crits ne prennent vie que lorsqu'ils sont lus, et ne pas l'oublier oblige l'&#233;crivain &#224; penser avant tout au lecteur.
&lt;br /&gt;Ainsi, il est essentiel d'avoir &#224; l'esprit sinon le plaisir du lecteur, au moins son int&#233;r&#234;t. Il n'y a de plus terrible punition pour un auteur que de ne pas &#234;tre lu jusqu'au bout.
&lt;br /&gt;En revanche, on peut (on devrait, m&#234;me) &#233;crire en se faisant plaisir &#224; soi. Les plus belles pages d'un roman sont souvent celles que l'on a pris plaisir &#224; r&#233;diger. Le plaisir d'&#233;crire, c'est celui de se d&#233;passer, de r&#233;ussir &#224; trouver les mots qui, de la fa&#231;on la plus juste possible, sauront exprimer ce que votre esprit ou votre c&#339;ur vous disent. &lt;br /&gt;L'id&#233;al est donc de concilier le plaisir de l'&#233;metteur et celui du r&#233;cepteur. La question que l'on doit se poser est : cette histoire v&#233;hicule-t-elle quelque chose qui peut int&#233;resser quelqu'un, et si oui, comment faire pour qu'elle y parvienne le mieux possible ? La premi&#232;re r&#232;gle consiste donc &#224; choyer son lecteur : Aristote affirmait que la premi&#232;re qualit&#233; du style est la clart&#233;. Mais en se vouant &#224; son lecteur, l'auteur ne doit pas, pour autant, sacrifier son propre plaisir, car cela se sentirait. Un &#233;crivain qui s'ennuie est un &#233;crivain qui ennuie&#8230;
&lt;br /&gt;C'est ici toute la difficult&#233; de l'&#233;criture : l'auteur doit &#234;tre un bon faiseur, un bon artisan, mais il ne doit pas &#234;tre que cela. Il doit aussi &#234;tre une &#226;me. Le danger est de p&#233;cher dans l'une ou l'autre extr&#234;me : n'&#234;tre qu'un faiseur sans &#226;me, ou n'&#234;tre qu'une &#226;me sans mani&#232;re. Trop nombreux sont les auteurs qui n&#233;gligent le fond et ne se soucient que de la forme, et r&#233;ciproquement ; trop nombreux sont ceux qui se contentent d'avoir des id&#233;es sans se soucier de les livrer correctement. &#171; Ce qui se con&#231;oit bien s'&#233;nonce clairement, et les mots pour le dire arrivent ais&#233;ment &#187;, disait Boileau...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 - O&#249; trouver les id&#233;es ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Branchez-vous sur le monde ! La guerre, les recherches sur le cerveau, les rites mortuaires, le monde animal, la gastronomie, la pal&#233;ontologie&#8230; Des sujets vous passionnent d'ores et d&#233;j&#224; et vous avez envie d'aller voir plus loin, de fouiller. Gr&#226;ce &#224; Internet, jamais les possibilit&#233;s de recherches n'ont &#233;t&#233; si ouvertes, les t&#233;moignages si nombreux et document&#233;s. Profitez-en ! Vous connaissez cette vielle blague d'&#233;crivain ? &#192; la sempiternelle &#8211; et difficile &#8211; question &#171; Comment trouvez-vous vos id&#233;es ? &#187;, on r&#233;pondra : &#171; Plut&#244;t bonnes &#187; :-)
&lt;br /&gt;En r&#233;alit&#233;, l'id&#233;e d'un roman ne vient que tr&#232;s rarement d'un seul coup. Elle est, la plupart du temps, la somme entre plusieurs id&#233;es, anachroniques, plusieurs envies qui, soudain, s'assemblent et donnent naissance &#224; cette dr&#244;le d'entit&#233;.
&lt;br /&gt;Souvent, les &#171; id&#233;es &#187; de romans viennent en un temps assez long. Le chemin qui am&#232;ne l'auteur &#224; l'id&#233;e finale peut durer plusieurs mois, plusieurs ann&#233;es. &lt;br /&gt;La plupart des &#233;crivains, toutefois, connaissent cette impression &#233;trange de l'id&#233;e subite, comme miraculeuse, qui survient parfois apr&#232;s une longue p&#233;riode de s&#233;cheresse. Un matin, on se r&#233;veille, et on a le sentiment que le roman est l&#224;, devant nous, entier, &#233;vident, et que tout ce qui nous emp&#234;chait de d&#233;gager LA bonne id&#233;e s'est prodigieusement r&#233;solu dans la nuit. &#201;videmment, cela ne se passe pas comme &#231;a. En r&#233;alit&#233;, le m&#233;canisme rel&#232;ve de la neuroscience : notre cerveau, pendant toute ladite p&#233;riode de st&#233;rilit&#233;, travaille &#171; en t&#226;che de fond &#187;, pour emprunter le jargon informatique. Les id&#233;es s'agr&#232;gent lentement dans notre subconscient et soudain, on les reconna&#238;t.
&lt;br /&gt;Mais &#231;a ne suffit pas&#8230; Une fois l'id&#233;e originale trouv&#233;e, elle se travaille. Une &#171; id&#233;e de d&#233;part &#187; m&#251;rit de bien des mani&#232;res, mais un m&#234;me principe s'applique toujours : la contradiction est le moteur de la r&#233;flexion. En somme, vous attaquerez votre id&#233;e comme on prend d'assaut une forteresse. Vous devrez chercher ses faiblesses, la p&#233;n&#233;trer, puis la fortifier, l'approfondir, la fouiller, pousser son exploration aussi loin que possible, quitte &#224; revenir en arri&#232;re&#8230; ou &#224; passer sous les murailles. Souvent, soumettre cette id&#233;e &#224; un interlocuteur choisi permet de la faire &#233;voluer, de la lib&#233;rer d'&#233;ventuelles difficult&#233;s. Aupr&#232;s de qui ? D'un ami, un conjoint, un autre &#233;crivain, ou, quand on a la chance d'en avoir d&#233;j&#224; un, de son &#233;diteur. Les remarques ou objections qu'untel formulera vous obligeront &#224; consolider cette id&#233;e de d&#233;part jusqu'&#224; ce que vous soyez convaincu de sa maturit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;7 - Quel format choisir ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Commencer par la nouvelle est une m&#233;thode assez efficace : de nombreux auteurs ont d&#233;but&#233; avec ce format court. Il est id&#233;al pour travailler son style, mettre en sc&#232;ne un petit groupe de personnages. Il vous aidera &#224; comprendre ce qu'est le rythme d'un r&#233;cit sans que vous vous perdiez dans le d&#233;dale d'une fresque. Vous pourrez vous essayer aux dialogues, aux descriptions&#8230; Vous tenterez la narration &#224; la 1&#232;re personne ou &#224; plusieurs points de vue&#8230; vous choisirez le r&#233;cit au pr&#233;sent ou au pass&#233;. Et surtout, vous mettrez un point final &#224; votre histoire sans risquer le d&#233;couragement d'un r&#233;cit au long-cours. Lehane, Chandler, Maupassant, Murakami, Lovecraft, Dick, Garcia Marquez, Gaiman, King, Flaubert&#8230; les plus grands sont pass&#233;s par la nouvelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 - L'orthographe et la grammaire, on s'en fout, non ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Non, on ne s'en fout pas. Correspondance des temps, syntaxe, r&#233;p&#233;titions, usage excessif des adverbes et adjectifs sont autant de points que vous ne pourrez vous permettre de n&#233;gliger. N'h&#233;sitez pas &#224; utiliser un &lt;a href=&quot;http://atilf.atilf.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;dictionnaire en ligne&lt;/a&gt;, et un &lt;a href=&quot;http://www.crisco.unicaen.fr/cgi-bin/cherches.cgi&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;dico des synonymes&lt;/a&gt;. Votre manuscrit ne sera pas exempt de coquilles mais vous aurez fait le maximum pour ne pas contrarier vos premiers lecteurs &#8211;proches ou professionnels. Soignez la pr&#233;sentation de votre manuscrit pour vous donner la chance qu'il soit au moins ouvert par les lecteurs des maisons d'&#233;dition !
&lt;br /&gt;Faites aussi tr&#232;s attention au temps ! Beaucoup d'&#233;crivains en herbe n&#233;gligent la ma&#238;trise du temps de la narration. Pourquoi raconter au pr&#233;sent ? Pourquoi raconter au pass&#233; ? Il vous faut une bonne raison, mais une fois que vous l'avez choisie, restez-lui fid&#232;le ! Et, surtout, attention &#224; la concordance&#8230; Relisez vos vieilles grammaires. Souvenez-vous, par exemple, quelle est la diff&#233;rence entre un pass&#233; simple et un imparfait&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 &#8211; Le rythme, c'est important ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Capital. C'est un &#233;l&#233;ment majeur de l'&#233;criture, et pas seulement pour la litt&#233;rature de genre. Et &#224; tous les niveaux : rythme de la phrase, rythme de l'intrigue, rythme du chapitre et rythme du roman dans sa globalit&#233;. Bref, il faut soigner cet aspect tr&#232;s technique de l'&#233;criture. Comme un conteur doit capter l'attention de ses auditeurs, l'&#233;crivain doit retenir celle des lecteurs. Parfois, on a le don inn&#233; du rythme et cela vient tout seul. Ce n'est pas votre cas ? &#201;laborez alors un synopsis pr&#233;cis, c'est &#224; dire un r&#233;sum&#233; de votre histoire reprenant les &#233;tapes les plus importantes, les &#233;v&#233;nements significatifs. N'h&#233;sitez pas &#224; r&#233;fl&#233;chir pendant de longs mois &#224; la structure de son roman, &#224; la fa&#231;on de pr&#233;senter l'intrigue, de la construire. Plusieurs d'entre nous (pas tous) &#233;crivent des synopsis d&#233;taill&#233;s, chapitre par chapitre, qu'ils modifient ensuite, r&#233;arrangent, corrigent, jusqu'&#224; ce qu'ils soient satisfaits de l'ensemble. Apr&#232;s seulement ils passent &#224; l'&#233;criture.
&lt;br /&gt;Un d&#233;faut r&#233;current chez les jeunes auteurs consiste &#224; commencer une sc&#232;ne trop t&#244;t et &#224; la finir trop tard. Est-il bien n&#233;cessaire de raconter tout ce qui se passe au d&#233;but de votre sc&#232;ne, et tout ce qui se passe &#224; la fin ? Souvent, il est plus judicieux, et plus agr&#233;able pour le lecteur, de commencer votre sc&#232;ne juste apr&#232;s que l'action ait commenc&#233;, et de la terminer avant qu'elle soit tout &#224; fait finie. &lt;br /&gt;Le rythme, c'est l'art de choisir ce qui n&#233;cessite d'&#234;tre racont&#233;, et de faire confiance au lecteur dans sa capacit&#233; &#224; remplir les ellipses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 &#8211; Et les personnages dans tout &#231;a ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;N'omettez jamais de placer l'humain, autrement dit vos personnages, au c&#339;ur de vos histoires. La force d'un livre, ce n'est ni son genre, ni son contexte : ce sont ses protagonistes. Plus ils sont profonds, cr&#233;dibles, vivants, plus vos lecteurs seront &#233;motionnellement impliqu&#233;s dans votre roman. Vous n'&#234;tes pas oblig&#233;s de tout dire sur eux, mais en tant que cr&#233;ateur tout puissant vous devez &lt;i&gt;tout savoir&lt;/i&gt; d'eux. D'o&#249; viennent-ils ? Qu'ont-ils v&#233;cu avant d'appara&#238;tre ? Que font-ils dans votre histoire ? Qui sont leurs alli&#233;s, leurs ennemis intimes et pourquoi ? Quelles sont leurs croyances, leurs convictions politiques ? Sont-ils &#233;go&#239;stes, altruistes, peu sociables, col&#233;riques, influen&#231;ables, d&#233;pressifs, je-m'en-foutistes ? Ont-ils envie de r&#233;soudre cette &#233;nigme, de vivre cette aventure ? Je veux dire, en ont-ils &lt;i&gt;vraiment&lt;/i&gt; envie ? R&#233;pondre &#224; ces questions c'est d&#233;j&#224; progresser vers un r&#233;cit sinon abouti, du moins passionnant, accrocheur, intime, &#233;pique, inqui&#233;tant, touchant. En un mot : vivant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;11 &#8211; Et les descriptions, c'est important ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui. Certes, c'est souvent ce qu'il y a de plus ennuyeux &#224; &#233;crire, les descriptions. Et pourtant, d&#233;crire l'univers dans lequel &#233;voluent vos personnages est essentiel. Il ne faut pas h&#233;siter &#224; situer chaque sc&#232;ne dans l'espace. Donner des couleurs, des sons, des lumi&#232;res, des odeurs&#8230; : donner de la vie, en somme ! De m&#234;me, n'h&#233;sitez pas &#224; couper vos dialogues de br&#232;ves descriptions, mettez vos personnages en mouvement, donnez-leur une activit&#233; m&#234;me quand ils parlent. Bref, faites-en de v&#233;ritables &#234;tres humains&#8230;
Sur ce sujet, tous les auteurs de la ligue ne sont pas d'accord. Certains fuient les longues descriptions, d'autres en raffolent. Peu importe. Ce qui compte, c'est d'avoir une bonne raison de les fuir ou une bonne raison d'en raffoler. Vous cherchez &#224; faire un roman court, tendu, rythm&#233;, o&#249; l'action prime ? Ne perdez pas trop de temps dans les descriptions. Privil&#233;giez l'action. Vous cherchez &#224; faire un roman d'ambiance, de voyage, qui en met plein la vue ? N'h&#233;sitez pas &#224; travailler vos descriptions. Au pire, si elles sont un peu longues, faites confiance aux lecteurs : ils n'h&#233;siteront pas &#224; sauter quelques lignes, si cela ne les int&#233;resse pas. D'autres prendront du plaisir &#224; d&#233;couvrir les paysages que vous leur offrez&#8230; Encore une fois, ce qui compte, c'est que vous sachiez ce que vous faites, et que vous ayez une bonne raison de le faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;12 &#8211; Quels sont les outils de l'&#233;crivain ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;D'abord, il y a le carnet : la plupart d'entre nous en utilise. Pratique, il se glisse dans la poche, on le noircit &#224; la main, ce qui permet, dans la phase de conception, de rayer, d'entourer, de dessiner des sch&#233;mas, de jeter rapidement des id&#233;es, de les lier les unes aux autres, etc. Dans la phase de documentation, vous vous en servirez aussi pour prendre des notes sur les ouvrages compuls&#233;s en biblioth&#232;que.
&lt;br /&gt;Ensuite, le dictaphone (ou la fonction &#233;quivalente sur la plupart des t&#233;l&#233;phones portables modernes&#8230;), utile lors des rep&#233;rages. Vous visitez une usine d&#233;saffect&#233;e ? Plut&#244;t que de prendre des notes au fil de la marche, vous enregistrez vos impressions sur les lieux que vous arpentez, vous notez les couleurs, les odeurs, l'atmosph&#232;re, toutes ces choses qui enrichiront vos descriptions. Il vous sera aussi fort utile quand vous interviewerez tel ou tel sp&#233;cialiste afin de compl&#233;ter votre documentation.
&lt;br /&gt;Et puis, bien s&#251;r, enfin, le traitement de texte : si quelques rares auteurs privil&#233;gient encore l'&#233;criture &#224; la main (Clive Barker en est un illustre exemple), il est ind&#233;niable que le traitement de texte offre de nombreux avantages. Rapidit&#233; d'&#233;criture, pr&#233;sentation neutre et r&#233;guli&#232;re, fonction &#171; chercher &#187;, v&#233;ritable aubaine quand vous ne vous souvenez plus o&#249; appara&#238;t tel ou tel personnage pour la premi&#232;re fois ni comment vous l'avez d&#233;crit ; la fonction &#171; chercher/remplacer &#187; salvatrice quand, soudain, vous d&#233;cidez de changer le nom de votre h&#233;ros ou de rectifier des r&#233;p&#233;titions&#8230; Certains utilisent aussi le mode &#171; plan &#187;, qui facilite la r&#233;daction du synopsis. En outre, aucun &#233;diteur n'acceptera de lire un manuscrit au sens propre du terme et tous exigeront une version imprim&#233;e.
&lt;br /&gt;Des logiciels sont sp&#233;cifiquement d&#233;di&#233;s &#224; l'&#233;criture de fiction. Les sc&#233;naristes ont souvent un faible pour Final Draft, qui contient tout un tas d'outils de mise en page sc&#233;naristiques, mais aussi de raccourcis pour simplifier les t&#226;ches r&#233;currentes. Scrivener peut int&#233;resser certains auteurs, surtout dans la phase de conception : en un clic vous cr&#233;erez des fiches de personnages, de lieux, vous les lierez les unes aux autres, en tirerez des r&#233;sum&#233;s, les afficherez sur une seule page pour avoir une vue d'ensemble, ins&#233;rerez de la documentation visuelle, des liens hypertextes, etc. Mais ne vous perdez pas dans la ma&#238;trise de ce qui pourrait se r&#233;v&#233;ler n'&#234;tre que des gadgets. Si le bon vieux traitement de texte vous convient, restez-y ; dans tous les cas aucun logiciel n'&#233;crira un roman &#224; votre place. &lt;br /&gt;Un dernier mot sur le sujet, capital : ne n&#233;gligez pas la sauvegarde ! Presque tous les &#233;crivains ont connu l'enfer du plantage de disque dur. Qui a envie de r&#233;&#233;crire des dizaines et des dizaines de pages, douloureusement cr&#233;&#233;es ? Une seule journ&#233;e de travail pass&#233;e &#224; la poubelle est d&#233;j&#224; tr&#232;s p&#233;nible. Plusieurs solutions vous prot&#233;geront de ce drame : sauvegardez quotidiennement votre travail sur des supports externes (cl&#233;s USB, disques durs, etc&#8230;) ou utilisez des applications d&#233;di&#233;es comme Drop Box ou Mobile Me (elles copient votre travail sur des serveurs via votre connexion internet)&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;13 &#8211; Est-il indispensable de se documenter ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Oui, la documentation est indispensable. Elle peut-&#234;tre minimaliste et inconsciente (ne passe-t-on pas sa vie &#224; se documenter sur soi-m&#234;me et autrui ?), ou elle peut &#234;tre acharn&#233;e (c'est souvent le cas dans la litt&#233;rature de genre).
&lt;br /&gt;Attention : si elle est acharn&#233;e, elle peut s'av&#233;rer d&#233;vastatrice. N'oubliez jamais qu'un roman n'est pas un documentaire ! Une mauvaise utilisation de Wikipedia, par exemple, peut s'av&#233;rer catastrophique et, malheureusement, on le constate de plus en plus. Abreuv&#233; d'informations, lecteur perdra le fil du r&#233;cit, interrompra sa lecture pour tenter de l'ing&#233;rer. La plupart d'entre nous est pass&#233;e par l&#224; dans ses premiers romans : le temps consacr&#233; &#224; se documenter est si grand que l' on voudrait tout mettre dans le r&#233;cit. R&#233;sultat ? De longs et lourds passages didactiques. Ne gardez que l'essentiel, ne perdez jamais de vue votre r&#233;cit, vos personnages et prenez le temps de dig&#233;rer toutes les informations r&#233;unies pour les int&#233;grer le plus naturellement possible &#224; votre histoire, sans l'alourdir. &lt;br /&gt;L'objet d'une bonne documentation est double : inscrire le r&#233;cit dans un contexte cr&#233;dible, riche, profond, mais aussi, &#233;ventuellement, offrir au lecteur le plaisir de d&#233;couvrir un univers ou un sujet qu'il ne conna&#238;t pas forc&#233;ment. Voltaire disait : &#171; Il faut savoir s'instruire dans la gaiet&#233;. Le savoir triste est un savoir mort. L'intelligence est joie. &#187;, et cette phrase &#224; elle seule pourrait r&#233;sumer ce que doit &#234;tre un bon roman : un texte dont le lecteur peut tirer quelque enseignement (f&#251;t-il philosophique, historique, scientifique&#8230;) tout en se divertissant.
&lt;br /&gt;Vous &#233;crivez de la fantasy ? La &#171; doc &#187; historique vous aidera &#224; installer votre univers et &#224; r&#233;pondre &#224; des questions telles que l'organisation d'une cit&#233; autonome, d'un ordre religieux, d'une arm&#233;e au combat&#8230;
&lt;br /&gt;Dans tous les cas, le but de la documentation n'est pas d'&#233;crire un essai, mais de donner du corps &#224; son r&#233;cit. Parfois, il suffit d'un petit rien pour donner &#224; son histoire un niveau de cr&#233;dibilit&#233; essentiel. Mais souvent, l'auteur n'obtient ce petit rien qu'apr&#232;s s'&#234;tre beaucoup document&#233;. C'est &#224; lui, et non pas au lecteur, de trier le bon grain de l'ivraie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;14 &#8211; Oui, mais quelles sources utiliser dans sa documentation ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Vous privil&#233;gierez deux sources : les biblioth&#232;ques et les sp&#233;cialistes.
&lt;br /&gt;Les biblioth&#232;ques ont le double avantage d'&#234;tre, par d&#233;finition, tr&#232;s fournies en documentation et d'offrir un cadre de travail tr&#232;s agr&#233;able pour l'&#233;crivain. C'est souvent un havre de paix, o&#249; l'on n'est pas d&#233;rang&#233; par le t&#233;l&#233;phone, le bruit, les siens, et o&#249; les tentations (pires ennemis de l'auteur) sont absentes : pas de t&#233;l&#233;vision, pas de console de jeux, pas de copain qui passe boire un verre, etc. &lt;br /&gt;Interviewer des sp&#233;cialistes (avocat, historien, flic, m&#233;decin&#8230;) repr&#233;sente un avantage non n&#233;gligeable : en choisissant vos questions vous irez directement &#224; l'essentiel. Plut&#244;t que de devoir lire trois livres sur un sujet pour en tirer la substantifique moelle, on obtient directement ce que l'on cherche. C'est souvent un gain de temps remarquable, et il n'est pas rare m&#234;me de trouver de nouvelles id&#233;es au cours de ces &#233;changes. Vous serez &#233;tonn&#233;s combien les gens sont pr&#234;ts &#224; partager leur savoir, et il est bien plus facile qu'on le croit d'obtenir des entrevues.
&lt;br /&gt;Internet est, on s'en doute, un outil &#224; la fois merveilleux et diabolique. L'attitude de l'&#233;crivain face &#224; l'information qu'il peut trouver sur le net doit &#234;tre celle du journaliste : il faut multiplier les sources, les confronter, car on y trouve le pire et le meilleur. Il existe toutefois un v&#233;ritable bijou sur Internet : Gallica, le site de la BNF, ainsi que d'autres sites comme Google books, Le Projet Gutenberg, ou Pers&#233;e, o&#249; vous trouverez de nombreux ouvrages num&#233;ris&#233;s qui, en &#233;conomisant vos d&#233;placement vers les biblioth&#232;ques, offrent souvent des fonctions de recherche int&#233;gr&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 &#8211; Y a-t-il des r&#232;gles diff&#233;rentes pour la litt&#233;rature dite &#171; de genre &#187; ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;La litt&#233;rature de genre est une litt&#233;rature plus &#171; codifi&#233;e &#187; que les autres, &#224; savoir que le lecteur, en prenant l'un de ces romans, sait qu'il va y trouver des &#233;l&#233;ments propres &#224; cette litt&#233;rature ; pour &#171; entrer &#187; dans l'univers qui lui est propos&#233;, il doit accepter ces codes. Des noms de personnages bizarres, des contr&#233;es imaginaires, des cr&#233;atures fantastiques, une technologie futuriste, etc. &lt;br /&gt;Pourtant, ne vous trompez pas : ce n'est pas le genre qui fait le roman, et ce n'est pas lui non plus qui fait sa qualit&#233; ou ses d&#233;fauts. Un bon roman de SF n'est pas bon parce qu'il est de SF, il est bon tout court. Le plus souvent, le &#171; genre &#187; n'est qu'un outil, un choix de l'auteur. De la m&#234;me mani&#232;re qu'un peintre, pour transmettre l'image qui l'habite, va devoir choisir entre le pinceau, le couteau, l'huile, le pastel, etc., l'auteur va devoir choisir, pour raconter l'histoire qu'il veut offrir, tout un tas de crit&#232;res, dont celui du genre. Mais quel que soit le genre dans lequel s'inscrit un roman, il ne faut pas se leurrer : un roman ne raconte jamais autre chose que la vie de ses protagonistes. Leurs &#233;motions, leurs joies, leurs &#233;preuves, leurs d&#233;fis&#8230; Tout le reste, c'est de la litt&#233;rature, comme on dit.
&lt;br /&gt;En somme, bien que cette FAQ soit &#233;crite par dix auteurs qui ont beaucoup &#339;uvr&#233; dans la litt&#233;rature de genre, elle vaut pour toutes les litt&#233;ratures. Car ce qui fait un bon roman de Fantasy fait aussi un bon roman policier, un bon roman d'amour, un bon roman historique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;11 - Et si j'envoyais mon manuscrit ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Apr&#232;s des mois d'efforts, vous venez enfin d'achever le 1er jet de votre premier roman ! Le temps est venu de l'envoyer &#224; un &#233;diteur, non ? Non. Laissez-le reposer quelques temps dans un coin, oubliez-le et lancez-vous dans le projet suivant &#8211; une nouvelle fera tr&#232;s bien l'affaire. Pourquoi ? Parce que la pr&#233;cipitation est rarement bonne conseill&#232;re et que vous aurez besoin de recul pour juger votre travail. Quelques mois pass&#233;s, vous pourrez relire ce roman, noter ses faiblesses, souligner ses points forts puis corriger les premi&#232;res en valorisant les seconds. Vous recommencerez ce labeur encore et encore. Vous vous souvenez : &#233;crire, &#233;crire et &#233;crire. Alors vous choisirez votre &#233;diteur avec soin et vous assurerez qu'il accepte les &#171; candidatures spontan&#233;es &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;12 &#8211; OK, je suis pr&#234;t, alors je fais comment, pour l'envoyer, mon manuscrit ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;D'abord, soignez sa pr&#233;sentation. Observez un roman publi&#233; par un &#233;diteur classique et v&#233;rifiez que vous avez respect&#233; les codes typographiques en vigueur. Les guillemets, la taille des tirets, les espaces, etc. &#171; Justifiez &#187; le texte &#8211; une m&#234;me colonne de largeur &#233;gale. Laissez beaucoup de marge, surtout &#224; gauche du texte (l'&#233;diteur, s'il veut porter des corrections &#224; la main, aura besoin de place), et un interlignage assez large pour faciliter la lecture. De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, il est pr&#233;f&#233;rable d'avoir des pages qui font entre 1 600 et 2 000 signes, espaces compris, pas plus. V&#233;rifiez-le &#224; l'aide de la fonction &#171; statistique &#187; de votre traitement de texte. Utilisez une police standard (times new roman par exemple), ne mettez pas de fioritures : elles n'impressionneront personne. Num&#233;rotez imp&#233;rativement vos pages. Et enfin, imprimez votre roman, face recto uniquement ! Si possible, faites relier vos tirages, mais ce n'est pas obligatoire.
&lt;br /&gt;Vous n'oublierez pas d'inscrire sur la premi&#232;re page votre nom, vos coordonn&#233;es, et le titre de votre roman.
&lt;br /&gt;Vous pouvez inclure &#224; votre envoi une sorte de lettre de motivation, mais alors il faut qu'elle soit courte ! Tr&#232;s courte. Allez &#224; l'essentiel, soyez informatif : pourquoi vous avez &#233;crit ce livre, &#224; qui il s'adresse, avez-vous d&#233;j&#224; publi&#233; ? Ne racontez pas votre vie, n'expliquez pas pourquoi l'&#233;diteur aurait tout &#224; gagner &#224; vous publier. Restez humble, sans mi&#232;vrerie.
&lt;br /&gt;Envoyez le texte complet ! A moins d'&#234;tre un auteur c&#233;l&#232;bre, vous ne pourrez convaincre un &#233;diteur en lui envoyant seulement vos premiers chapitres.
&lt;br /&gt;Ensuite, choisissez le ou les &#233;diteurs auxquels envoyer votre roman. Ne l'adressez pas &#224; n'importe qui ! Assurez-vous que votre roman peut int&#233;resser telle ou telle maison d'&#233;dition. Si vous ne connaissez rien &#224; l'&#233;dition, demandez &#224; votre libraire : il saura, lui !
&lt;br /&gt;Enfin, croisez les doigts, croisez tous les doigts que vous pouvez, car publier un roman, aujourd'hui, rel&#232;ve du miracle, et tous les romans, m&#234;me bons, ne sont pas forc&#233;ment accept&#233;s... Toutefois, la boucle est boucl&#233;e : &#224; ce stade aussi, la qualit&#233; qui prime, c'est la pers&#233;v&#233;rance ! N'oubliez jamais que Stephen King lui-m&#234;me a essuy&#233; des dizaines et des dizaines de lettres de refus avant de trouver un &#233;diteur, sans parler de J.K. Rowling&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petit bonus final, quelques citations fort instructives :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Il y a trois r&#232;gles &#224; respecter pour &#233;crire un roman. Malheureusement, personne ne les conna&#238;t.&lt;/i&gt; (Somerset Maugham)
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les grands romans sont toujours un peu plus intelligents que leurs auteurs.&lt;/i&gt; (Milan Kundera)
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'&#226;me du lecteur. &lt;/i&gt; (Stendhal)
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'art du roman est de savoir mentir. &lt;/i&gt; (Louis Aragon)
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sans personnage, pas de roman.&lt;/i&gt; (Anthony Burgess)
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dans un bon roman policier rien n'est perdu, il n'y a pas de phrase ni de mot qui ne soient pas significatifs. &lt;/i&gt; (Paul Auster)
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La pens&#233;e vole et les mots vont &#224; pied. Voil&#224; tout le drame de l'&#233;crivain.&lt;/i&gt; (Julien Green)
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tout &#233;crivain, pour &#233;crire nettement, doit se mettre &#224; la place de ses lecteurs&lt;/i&gt;. (Jean de La Bruy&#232;re)
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Il n'est pas n&#233;cessaire pour l'&#233;crivain de d&#233;vorer un mouton entier pour &#234;tre capable d'en dire le go&#251;t. Il lui suffit de manger une c&#244;telette.&lt;/i&gt; (Somerset Maugham)
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Chaque &#233;crivain tout au long de sa vie exprime un seul th&#232;me. C'est la n&#233;cessit&#233; de compr&#233;hension, de tendresse et de pers&#233;v&#233;rance dans l'infortune chez des individus traqu&#233;s par les circonstances.&lt;/i&gt; (Tennessee Williams)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la derni&#232;re, la plus savoureuse : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;La plupart des &#233;crivains font leurs livres chiants pour faire croire qu'ils sont longs. &lt;/i&gt; (Fr&#233;d&#233;ric Dard)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Borgen</title>
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		<dc:creator>Erik Wietzel</dc:creator>



		<description>Vous avez peut-&#234;tre manqu&#233; la s&#233;rie Borgen, sur Arte. Vous le regrettez d&#233;j&#224; et je vous comprends. Petit rappel. Un &#233;pisode de Borgen c'est : Une femme 1er ministre aux prises avec sa houleuse coalition : quel pi&#232;ge lui ont tendu ses partenaires ? Quel scandale tentent d'exploiter ses adversaires ? Une femme surcharg&#233;e de travail au point de mettre son couple en p&#233;ril. Jusqu'o&#249; aller pour sauver son gouvernement, r&#233;pondre aux sollicitations de son &#233;quipe sans pour autant &#233;puiser la patience d'un (...)

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&lt;a href="http://www.la-ldi.com/spip.php?rubrique12" rel="directory"&gt;Films &amp; s&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous avez peut-&#234;tre manqu&#233; la s&#233;rie Borgen, sur Arte. Vous le regrettez d&#233;j&#224; et je vous comprends. Petit rappel.
Un &#233;pisode de Borgen c'est :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Une femme 1er ministre aux prises avec sa houleuse coalition : quel pi&#232;ge lui ont tendu ses partenaires ? Quel scandale tentent d'exploiter ses adversaires ?
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Une femme surcharg&#233;e de travail au point de mettre son couple en p&#233;ril. Jusqu'o&#249; aller pour sauver son gouvernement, r&#233;pondre aux sollicitations de son &#233;quipe sans pour autant &#233;puiser la patience d'un &#233;poux qui a mis sa propre carri&#232;re entre parenth&#232;ses ?
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Une journaliste &#233;prise du spin doctor* de la susdite 1er ministre. Comment faire son boulot en &#233;chappant aux menaces, aux manipulations ? Quelle place accorder &#224; la vie sentimentale ? Jusqu'o&#249; aller dans sa qu&#234;te de v&#233;rit&#233; ?
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Un spin doctor cynique et plein d'ambition : comment d&#233;jouer les pi&#232;ges qui entravent la bonne marche du gouvernement ? Comment reconqu&#233;rir le c&#339;ur de la susnomm&#233;e journaliste ? Jusqu'o&#249; conduire la manipulation d'autrui sans se perdre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces trames se chevauchent, se r&#233;pondent et sont reprises &#224; chaque &#233;pisode. Au point de donner &#224; la gouvernance du Danemark l'allure d'un match permanent o&#249; il s'agirait moins de pr&#233;parer le pays au monde qui s'annonce qu'&#224; occuper le terrain au prix de tous les sacrifices, de toutes les tra&#238;trises, de tous les compromis.
Malgr&#233; les id&#233;aux &#8211; en d&#233;pit ou &#224; cause d'eux : pas plus les int&#233;ress&#233;s que les &#233;lecteurs ne sauraient trancher &#8211; l'exercice du pouvoir transforme. Rien de nouveau dans ce constat et Borgen ne propose pas grand-chose de plus. Simplement, la s&#233;rie y parvient avec conviction, une certaine humanit&#233;, une psychologie simple mais pas simpliste, &#224; peu pr&#232;s d&#233;barrass&#233;e du manich&#233;isme cher aux sc&#233;narios anglo-saxons. Parvenue au sommet de l'&#233;tat par la gr&#226;ce de co&#239;ncidences tomb&#233;es &#224; point nomm&#233;, l'h&#233;ro&#239;ne gagne peu &#224; peu en maturit&#233; politique ce qu'elle perd en humanisme. La sombre &#233;toffe du tailleur avec lequel elle ach&#232;ve la 1ere ann&#233;e de son mandat, et par la m&#234;me occasion la 1&#232;re saison, souligne cette &#233;volution, ce cheminement vers la solitude br&#251;lante du pouvoir. Une progression port&#233;e par une actrice exceptionnelle, capable de nourrir son personnage des plus subtiles nuances de l'enthousiasme, de l'inqui&#233;tude, de l'hypocrisie, de la lassitude, de l'amour aussi et, indispensable en l'occurrence, de l'autorit&#233;. Pour profiter pleinement de son jeu r&#233;aliste, il faudra choisir la version originale sous-titr&#233;e &#8211; un effort qui en vaut grandement la peine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Borgen m'aura appris deux choses fondamentales : une coalition centriste c'est le bordel, et viser l'excellence professionnelle sans l'aide d'une babysitter, c'est la mort du foyer. Une double le&#231;on &#224; m&#233;diter &#224; l'approche des &#233;lections, non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Charg&#233; de la communication du 1er ministre. Son importance dans le script tend &#224; d&#233;montrer que l'&#233;minence grise n&#176;1 cherche moins &#224; mesurer les cons&#233;quences sur l'avenir du pays de telle d&#233;cision politique, tel acte priv&#233;, telle infortune publique qu'&#224; en conna&#238;tre et en ma&#238;triser les retomb&#233;es m&#233;diatiques. Comme si le mod&#232;le Attali-Kissinger &#233;tait obsol&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Plume de glace</title>
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		<dc:date>2012-04-03T21:35:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erik Wietzel</dc:creator>



		<description>La LDI sera du 7 ou 9 avril au festival Plume de Glace, &#224; Serre-Chevalier, sous l'illllllustre parrainage de Patrick Bauwen. Allez faire un tour du c&#244;t&#233; du programme et venez nombreux rencontrer les auteurs invit&#233;s !

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&lt;a href="http://www.la-ldi.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;2 NEWS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La LDI sera du 7 ou 9 avril au festival &lt;a href=&quot;http://www.plumedeglace.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Plume de Glace&lt;/a&gt;, &#224; Serre-Chevalier, sous l'illllllustre parrainage de Patrick Bauwen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allez faire un tour du c&#244;t&#233; du &lt;a href=&quot;http://www.plumedeglace.fr/le-programme/programme-2012?b2d1771552d5532f0204365fa5d88e15=18ed5ae94989c4b61599eecf43f71b91&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;programme&lt;/a&gt; et venez nombreux rencontrer les auteurs invit&#233;s !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>David S. Khara</title>
		<link>http://www.la-ldi.com/spip.php?article100</link>
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		<dc:date>2012-04-03T21:29:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erik Wietzel</dc:creator>



		<description>David S. Khara est un ph&#233;nom&#232;ne d'&#233;dition. Remarqu&#233; avec un thriller surnaturel publi&#233; par une petite maison - ses ventes chez Rivi&#232;re Blanche ont tr&#232;s vite &#233;puis&#233; le tirage initial - il a explos&#233; &#224; l'automne 2010 gr&#226;ce &#224; un 2nd roman paru chez Critic, un libraire rennais devenu &#233;diteur et dont on a d&#233;j&#224; parl&#233; ici. Le Projet Bleiberg a conquis plus de 25 000 lecteurs en grand format et aiguillonn&#233; la curiosit&#233; des m&#233;dias, de ses confr&#232;res et de tout ce que Paris compte de maisons prestigieuses. Depuis, une (...)

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&lt;a href="http://www.la-ldi.com/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Le QLDI&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_94 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.la-ldi.com/local/cache-vignettes/L298xH199/David-khara_Ouest-France-b589b.jpg' width='298' height='199' alt=&quot;&quot; style='height:199px;width:298px;' /&gt;&lt;/span&gt;David S. Khara est un ph&#233;nom&#232;ne d'&#233;dition. Remarqu&#233; avec un thriller surnaturel publi&#233; par une petite maison - ses ventes chez &lt;a href=&quot;http://www.riviereblanche.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Rivi&#232;re Blanche&lt;/a&gt; ont tr&#232;s vite &#233;puis&#233; le tirage initial - il a explos&#233; &#224; l'automne 2010 gr&#226;ce &#224; un 2nd roman paru chez &lt;a href=&quot;http://www.librairie-critic.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Critic&lt;/a&gt;, un libraire rennais devenu &#233;diteur et dont on a &lt;a href=&quot;http://la-ldi.com/spip.php?article92&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;d&#233;j&#224; parl&#233; ici&lt;/a&gt;. &lt;strong&gt;Le Projet Bleiberg&lt;/strong&gt; a conquis plus de 25 000 lecteurs en grand format et aiguillonn&#233; la curiosit&#233; des m&#233;dias, de ses confr&#232;res et de tout ce que Paris compte de maisons prestigieuses. Depuis, une adaptation cin&#233; a &#233;t&#233; sign&#233;e, des traductions vendues, une &#233;dition poche lanc&#233;e avec un aussi grand succ&#232;s chez 10/18 et une deuxi&#232;me aventure, &lt;strong&gt;Le Projet Shiro&lt;/strong&gt;, a vu le jour. Michel Lafon a repris &lt;strong&gt;Les Vestiges de l'aube&lt;/strong&gt;, bient&#244;t disponible en bd dans une adaptation sign&#233;e Letendre. David est un ph&#233;nom&#232;ne d'&#233;dition mais pas seulement : son succ&#232;s inattendu - du moins selon lui mais il suffit de passer 5 min avec le bonhomme pour comprendre qu'il n'a rien d'un hasard &#8211; il a aussit&#244;t souhait&#233; en faire b&#233;n&#233;ficier quelques fr&#232;res de plume. Il est donc l'un des membres fondateurs et tr&#232;s actif du collectif d'auteurs de romans noirs rennais : &lt;a href=&quot;http://www.calibre35.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Calibre 35&lt;/a&gt;. Bref, un auteur talentueux, efficace doubl&#233; d'un geek r&#244;liste et avec un c&#339;ur gros comme &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - Les premi&#232;res d&#233;dicaces sont toujours un moment... &#233;prouvant. Quel est ton pire souvenir ? Ton meilleur souvenir ? Anecdote.&lt;/strong&gt;
Mon pire souvenir&#8230; un salon dans le Rh&#244;ne dont le th&#232;me n'&#233;tait pas centr&#233; sur le livre. J'y &#233;tais avec un comp&#232;re rennais, fort heureusement. Tout le monde nous ignorait royalement et m&#234;me le libraire nous a fait comprendre qu'on le d&#233;rangeait plus qu'autre chose. C'&#233;tait&#8230;&#233;trange&#8230;
Les bons souvenirs sont beaucoup plus nombreux, mais il en est un qui sort du lot. C'&#233;tait au cours d'une d&#233;dicace &#224; la librairie Critic &#224; Rennes. Une dame s'est pr&#233;sent&#233;e &#224; moi avec un exemplaire des vestiges de l'aube. Elle m'a annonc&#233; avec des tremolos dans la voix et les larmes aux yeux que c'&#233;tait le premier livre qu'elle avait lu avec plaisir depuis le d&#233;c&#232;s de son mari. Et la perte de l'&#234;tre aim&#233; est le th&#232;me central de ce livre. J'&#233;tais tr&#232;s &#233;mu, et si j'avais pu me cacher entre le papier et le mur, je l'aurais fait&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - Cinq livres favoris ? d&#233;test&#233;s ?&lt;/strong&gt;
Dennis Lehane remplirait la liste &#224; lui tout seul tant je suis fan de son &#339;uvre ! Mais histoire de vous fournir une liste plus vari&#233;e, je citerai &#171; Un dernier verre avant la guerre &#187;, &#171; Les Trois Mousquetaires &#187;, Terre Natale de R.A Salvatore, Moi, Strahd, Journal d'un vampire de Laura et Tracy Hickman et Hamlet de Shakespeare. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, je ne d&#233;teste pas un livre. Je le mets de c&#244;t&#233; en me disant &#171; ce n'est pas le bon moment &#187;, ou simplement &#171; ce n'est pas mon truc &#187;. Mais, dans mon esprit, cela ne remet jamais en cause la qualit&#233; d'un texte, je n'y suis simplement pas r&#233;ceptif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - Fais-tu r&#233;guli&#232;rement un tour sur Amazon pour voir ton classement au moment de la sortie de ton bouquin ?&lt;/strong&gt;
En fait, j'ai d&#233;couvert l'existence d'un classement Amazon quand le Projet Bleiberg s'est hiss&#233; &#224; la premi&#232;re places des ventes de livres toutes cat&#233;gories (devant Marc Levy, c'est un screenshot que je conserverai &#224; vie !). Je n'avais jamais command&#233; de livre chez eux. Depuis, j'y passe de temps en temps. C'est une simple tendance, mais elle est peut &#234;tre int&#233;ressante &#224; suivre. Et puis on y croise parfois des commentaires qui valent le d&#233;tour...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 - Cinq s&#233;ries TV marquantes ? &#192; chier ?&lt;/strong&gt;
Ne citer que cinq s&#233;ries marquantes tient de la gageure. Depuis un moment, la qualit&#233; des s&#233;rie d&#233;passe celle de la production cin&#233;matographique. Je citerai tout de m&#234;me Life on Mars, The Shield, Le Chevalier de Maison Rouge, Downton Abbey, Entourage et je suis actuellement dans The Wire qui pourrait bien devenir ma s&#233;rie pr&#233;f&#233;r&#233;e. Des s&#233;ries &#224; chier, j'en connais un paquet mais comme je n'aime pas m'en prendre plein la gueule, je ne vais pas m'amuser &#224; faire de m&#234;me avec le travail des autres. Bon ok, Santa Barbara, &#231;a c'&#233;tait l'enfer !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 - As tu &#233;prouv&#233; des moments de d&#233;couragement- pendant l'&#233;criture d'un des tes romans ?&lt;/strong&gt;
Jamais dans la phase de cr&#233;ation, mais alors durant la phase de correction, c'est la grande d&#233;prime ! Et ce fut le cas pour les trois livres, et il en ira de m&#234;me pour les prochains. Dans ces cas l&#224;, je noie mon d&#233;sespoir au cours de parties multi de Call of Duty !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 - Cinq films cultissimes ? A fuir ? R&#233;alisateurs f&#233;tiches ?&lt;/strong&gt;
Je ne vais pas me faire des copains, mais en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, je fuis Tarantino dont j'avais pourtant ador&#233; Reservoir Dogs. Je comprends &#233;videmment qu'on aime ce qu'il fait, mais je ne partage pas son go&#251;t prononc&#233; pour le gore, et cela me g&#226;che le plaisir. Il faut dire que mon film r&#233;f&#233;rence est Mon Oncle de Jacques Tati, le foss&#233; est donc &#233;norme. Ensuite, c'est l'embouteillage tant j'aime des films diff&#233;rents. Cela va du Seigneur des Anneaux &#224; Nous nous sommes tant aim&#233;s en passant par The Game et tous les films de Chris Nolan. Niveau r&#233;alisateurs, je voue un culte &#224; David Fincher, et &#224; Bryan Singer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;7 - Comment qualifies tu le couple auteur/&#233;diteur ?&lt;/strong&gt;
Je suis trop jeune dans le monde de l'&#233;dition pour pouvoir qualifier la relation. Je ne peux parler que de ma propre exp&#233;rience, et pour l'instant j'ai eu beaucoup de chance puisque les rapports sont proches et bas&#233;s sur une communication permanente. Je travaille avec des personnes, pas avec des soci&#233;t&#233;s et comme je n'ai jamais nourri la moindre ambition quant &#224; une &#233;ventuelle aventure litt&#233;raire, je jouis d'une totale libert&#233;. Je ne signerai pas avec une grande maison pour la seule gloire d'&#234;tre dans une grande maison. Les convergences de point de vue, la volont&#233; commune de d&#233;fendre une certaine litt&#233;rature, et la capacit&#233; &#224; faire s&#233;rieusement les choses sans se prendre au s&#233;rieux sont les &#233;l&#233;ments primordiaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 - Ton d&#233;faut principal ?&lt;/strong&gt;
J'ai un go&#251;t immod&#233;r&#233; pour l'efficacit&#233;, qui peut m'amener &#224; manquer d'indulgence, voire de discernement. Mais je travaille &#224; r&#233;gler ce probl&#232;me. Et il faudrait aussi que j'apprenne &#224; la fermer de temps en temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 - Un resto et un bar o&#249; on peut te croiser.&lt;/strong&gt;
Je vais r&#233;guli&#232;rement t&#244;t le matin au Caf&#233; de la Paix &#224; Rennes, ou au Cessonnais &#224; Cesson-S&#233;vign&#233;, mais cela devient rare. Niveau resto, je n'ai plus de cantine attitr&#233;e, je papillonne au gr&#232;s des envies ou des opportunit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 - Tes r&#233;voltes du moment (si tu en as) ?&lt;/strong&gt;
Je suis profond&#233;ment r&#233;volt&#233; par le rejet du mariage pour les homosexuels. Si on leur refuse ce droit, autant les dispenser d'imp&#244;ts puisqu'ils ne b&#233;n&#233;ficient pas de toutes les lois de la r&#233;publique. J'ai honte d'un &#233;tat r&#233;trograde qui consid&#232;re qu'il existe des citoyens de second ordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;11 - Musique : ce que tu &#233;coutes en ce moment et que tu conseilles.&lt;/strong&gt;
Mes go&#251;ts musicaux sont pour le moins h&#233;t&#233;roclites&#8230; J'&#233;coute Gangstagrass (bande originale de la s&#233;rie Justified), comme Beethoven, Enimem ou Disturbed. En fait, ma playlist d&#233;pend du livre sur lequel je travaille. Sinon, je prends un immense plaisir &#224; r&#233;&#233;couter les albums de Kate Bush dont je suis totalement fan. Sinon, je conseille de red&#233;couvrir l'album 52nd street de Billy Joel. A la seconde, j'&#233;coute le requiem de Mozart, mais c'est sans rapport direct avec la Ligue !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;12 &#8211; Es-tu accro &#224; facebook ? fr&#233;quence ?&lt;/strong&gt;
Je revendique volontiers un c&#244;t&#233; &#171; geek &#187;, mais il ne s'applique que mod&#233;r&#233;ment aux r&#233;seaux sociaux. Je passe une &#224; deux fois par jour en moyenne sur Facebook, pour donner des infos, essayer de r&#233;pondre aux multiples messages, mais c'est uniquement li&#233; &#224; mon activit&#233; d'&#233;crivain. A titre priv&#233;, je ne l'utilise absolument pas, je pr&#233;f&#232;re les contacts dans la vie r&#233;elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;13 - As tu une passion incongrue ?&lt;/strong&gt;
Incongrue, je ne sais pas, mais d&#233;vorante, oui ! Je suis un fou tar&#233; de jeux vid&#233;o, au point de collectionner les consoles et de refuser tout jeu sur PC faute de quoi j'y passerai ma vie. J'ai un go&#251;t immod&#233;r&#233; pour Skyrim, et les FPS en multi. D'ailleurs, je me transforme en dangereux psychopathe sur Call of Duty, Black Ops ou Battlefield 3&#8230;
A c&#244;t&#233;, ma collection de comics silver age version US de la Marvel para&#238;t presque &#171; normale &#187; (rires).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;14 - Qu'avais-tu comme poster pour d&#233;corer ta chambre d'ado ? Quel tableau ou oeuvre d'art as tu mis dans ton appart, villa ou manoir(poster de Bart Simpson, calendrier Pirelli, Picasso, Degas, etc) ?&lt;/strong&gt;
Je n'ai jamais &#233;t&#233; tr&#232;s &#171; poster &#187; quand j'&#233;tais ado. Pourtant, j'ai tr&#232;s longtemps gard&#233; une affiche du Punisher que j'avais ramen&#233; de mon premier s&#233;jour aux Etats-Unis dans les ann&#233;es 80. Aujourd'hui, les murs de la Khara-cave sont d&#233;cor&#233;s de photos de New York, de toiles de Sherry Dean et d'une photo de Clint Eastwood dans &#171; le Bon, la Brute et le Truand &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 - Dans une histoire, le personnage le plus- dur &#224; cr&#233;er c'est le h&#233;ros (h&#233;ro&#239;ne) ? Le salaud (salope) ? Les personnages secondaires ?&lt;/strong&gt;
Etrangement, cr&#233;er les personnages ne me pose aucun probl&#232;me, c'est m&#234;me la partie la plus simple en ce qui me concerne. Et celle qui me procure le plus grand plaisir. Salaud ou h&#233;ros, j'essaye de faire en sorte que la fronti&#232;re soit t&#233;nue. J'ai d'abord l'id&#233;e de personnages, puis vient celle du roman dans lequel je vais les mettre en sc&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;16 - L'endroit o&#249; tu aimes &#233;crire ?&lt;/strong&gt;
Sur ma terrasse, face au jardin. D&#232;s que la temp&#233;rature d&#233;passe les 15 degr&#233;s, je suis fid&#232;le au poste ! Le rituel est immuable : un caf&#233;, le paquet de clope &#224; c&#244;t&#233; du clavier et le casque viss&#233; sur les oreilles avec une musique adapt&#233;e au chapitre sur lequel je travaille. Une certaine id&#233;e du bonheur&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;17 - L'endroit qui te fait fuir ?&lt;/strong&gt;
Sans h&#233;siter : les bo&#238;tes de nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;18 - La personnalit&#233; historique que tu admires (Mussolini, Mandela, Charles Manson, etc) ?&lt;/strong&gt;
Je ne surprendrai pas grand monde en disant qu'il s'agit de Winston Churchill. Ses choix politiques ne sont pas les miens, mais quel esprit, quel sens de la formule. Et puis, il incarne l'incroyable acharnement des britanniques &#224; r&#233;sister &#224; Hitler &#224; une &#233;poque ou ils &#233;taient bien seuls. Cet homme poss&#233;dait en prime un esprit &#233;tonnant, d'une dr&#244;lerie incroyablement moderne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;19 - Qu'est ce qui fait, pour toi, la richesse de la litt&#233;rature de l'imaginaire ?&lt;/strong&gt;
A mes yeux, toute litt&#233;rature, quelle qu'elle soit, puise dans l'imaginaire. Il s'agit donc d'une segmentation sans objet &#224; mes yeux. Une bonne histoire est une bonne histoire, qu'elle se d&#233;roule dans l'espace, au milieu d'elfes dans un monde m&#233;di&#233;val fantastique, peu importe. Je dois &#234;tre un peu con (lien subtil avec la question suivante&#8230;), mais je ne comprends m&#234;me pas le terme &#171; litt&#233;rature de l'imaginaire &#187;, sauf &#224; le trouver incroyablement r&#233;ducteur et ostracisant. Dans Hamlet, il y a une histoire de fant&#244;me. Cela fait-il de Shakespeare un auteur de deuxi&#232;me ordre &#224; ne vendre que dans des librairies sp&#233;cialis&#233;es ? Au risque de briser quelques r&#234;ves, je crains que Jean Valjean n'existe pas&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 - Un con c'est quoi pour toi ?&lt;/strong&gt;
C'est tout d'abord impossible &#224; d&#233;finir ! Nous sommes tous le con de quelqu'un. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, je me tiens loin des gens qui se bercent de leur propre importance ou ne font pas cas des autres. Pour moi, la connerie, c'est ignorer le sens du mot &#171; altruisme &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;21 - Ton meilleur souvenir d'interview ? Le pire ?&lt;/strong&gt;
Sans faire de langue de bois, je n'ai aucun mauvais souvenir d'interview. Jusqu'ici, je n'ai rencontr&#233; que des personnes sympathiques, avec qui j'ai partag&#233; des moments plaisants. Et du coup, je n'ai pas de meilleur souvenir &#224; proprement parler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;22 - En mati&#232;re de BD, tes h&#233;ros favoris quand tu &#233;tais ado ? Et maintenant ? &lt;/strong&gt;
Mon h&#233;ros pr&#233;f&#233;r&#233; &#233;tait, et reste, Gaston Lagaffe, pour la po&#233;sie et la candeur qui &#233;manait du personnage. Sur un plan totalement diff&#233;rent, j'&#233;tais passionn&#233; par Wolverine, particuli&#232;rement dans une s&#233;rie cr&#233;&#233;e par Franck Miller. Et puis il y a eu Bragon dans la Qu&#234;te de l'Oiseau du Temps&#8230;
Aujourd'hui, je lis peu de nouveaut&#233;s, par manque de temps plus que par manque d'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Moebius</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erik Wietzel</dc:creator>



		<description>Moebius a marqu&#233; mon adolescence de mani&#232;re ind&#233;l&#233;bile et je lui dois, &#224; l'&#233;poque o&#249; je m'&#233;chinais &#224; ne jamais devenir dessinateur de b&#233;d&#233;, d'innombrables questionnements graphique et &quot;sc&#233;naristique&quot; intenses. Parmi d'autres : que peut bien signifier &#171; Le Garage Herm&#233;tique &#187; ? Pourquoi tel personnage change-t-il de bouille au d&#233;tour d'une page ? A l'&#233;poque, internet n'existait pas et, loin de la capitale et de ses libraires sp&#233;cialis&#233;s, il fallait bien des copains aussi barr&#233;s que soi pour partager ces s&#233;ances de (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Moebius a marqu&#233; mon adolescence de mani&#232;re ind&#233;l&#233;bile et je lui dois, &#224; l'&#233;poque o&#249; je m'&#233;chinais &#224; ne jamais devenir dessinateur de b&#233;d&#233;, d'innombrables questionnements graphique et &quot;sc&#233;naristique&quot; intenses. Parmi d'autres : que peut bien signifier &lt;a href=&quot;http://www.freneticarts.com/rbd/critique.php?ID=1323&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; Le Garage Herm&#233;tique &#187;&lt;/a&gt; ? Pourquoi tel personnage change-t-il de bouille au d&#233;tour d'une page ?
A l'&#233;poque, internet n'existait pas et, loin de la capitale et de ses libraires sp&#233;cialis&#233;s, il fallait bien des copains aussi barr&#233;s que soi pour partager ces s&#233;ances de sourcils fronc&#233;s. Avant de se convaincre que le plus int&#233;ressant &#233;tait de prendre le crayon et de copier, s'inspirer, copier encore ce dr&#244;le de g&#233;nie : le trait ferait sens, &#224; d&#233;faut de l'histoire. Evidemment Olivier et Bruno, vous faisiez partie de ces copains l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier et plus grand choc fut L'Incal, principalement les 2 premiers tomes - le 3e est une course poursuite rythm&#233;e de m&#233;tamorphoses, et ensuite &#231;a se g&#226;te. Je me les offris dans une version collector, en coffret et en noir et blanc, le meilleur moyen de ne pas se laisser distraire par la superbe mise en couleurs d'Yves Chaland. Je me penchai alors sur le dessin changeant de Moebius, son model&#233; au trait singulier qui devait inspirer toute une g&#233;n&#233;ration de dessinateurs, son irr&#233;gularit&#233; aussi, tant la libert&#233; un peu foutraque semblait parfois lui tenir lieu de ligne de conduite. Moebius &#233;tait la cour de r&#233;cr&#233; de Jean Giraud, une cour dont le sur-g&#233; aurait disparu, le temps de quelques planches. Presque aussi &quot;baroque&quot;, le sc&#233;nario de Jodorowski le maintenait toutefois sur la route d'un r&#233;cit bien garni de rebondissements haletants. Sans aucun doute la b&#233;d&#233; que j'ai le plus relue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite vint l'Int&#233;grale en plusieurs volumes parue aux Humanos, o&#249; je d&#233;couvris des univers inconnus de la bande dessin&#233;e, inconnus au jeune ado que j'&#233;tais alors. Arzach, le Major Fatal, les dessins X...
Combien d'heures ai-je aussi pass&#233; &#224; reproduire les &quot;sketches&quot; produits pour le cin&#233;ma, Dune, Tron et Alien en t&#234;te ? Costumes, vaisseaux&#8230; L&#224; encore, son influence fut d&#233;terminante pour une lign&#233;e de metteurs en sc&#232;ne form&#233;s dans les &#233;coles d'art d'Angleterre ou des USA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en revanche &#224; toi Olivier que je dois la rencontre avec Blueberry. La monumental &quot;Ballade pour un cercueil&quot; m'avait emport&#233; sans retraite possible dans les tourbillons, les bouillonnements de sa crue inspir&#233;e. Quelle noirceur ! Quelle densit&#233; ! Angel Face m'avait aussi fait une semblable impression - comment oublier la derni&#232;re case, si brutale ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moebius, je l'ai perdu de vue dans les ann&#233;es 90, quand il a int&#233;gr&#233; durablement la mouvance New Age. Tout ce cosmo-bordel &#224; base de cristaux qui causent, de mysticisme bariol&#233; ne me parlait plus. La seule fois que je vis le bonhomme, en chair et en os, fut d'ailleurs lors d'une de ces &quot;conf&#233;rences&quot; donn&#233;es par Jodo &#224; Jussieu, un soir d'hiver. Du grand n'importe quoi, o&#249; le sc&#233;nariste avait fait descendre son fils sur l'estrade pour le masser devant un amphi dont je n'ai jamais su la part de curiosit&#233; distante et de franche adh&#233;sion. Je n'osai d&#233;clarer au grand Gir l'admiration que je lui avais port&#233;e. Il faut dire que, de plus en plus d&#233;pouill&#233;, pour ne pas dire d&#233;nud&#233;, le dessin de Moebius ne me s&#233;duisait d&#233;j&#224; plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, que me restera-t-il de Moebius ? D'immenses souvenirs de lecture &#224; la lueur de la lampe torche et, plus important encore, de passion partag&#233;e. C'est d&#233;j&#224; beaucoup.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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